Quelle histoire que cette affaire du Calcre ! L'Association Calcre (Comité des auteurs en lutte contre le racket de l'édition), créée en 1979 par Roger Gaillard a été condamnée à verser 42 500 euros à un ex-employé qui aurait peut-être réussi le hold-up du siècle ! N'étant pas féru de droit je ne sais pas si le Calcre existe encore ou non. En tout cas son but est la défense et l'information des auteurs, à travers publications et conseils juridiques. Il est un outil indispensable à tout auteur débutant souhaitant s'informer des mœurs et de la réalité de la publication dans les domaines de la littérature. L'ex-employé n'a pas froid aux yeux puisqu'il se justifie pleinement de la décision de la Cour d'Appel et arbore même un site Internet riche de son curriculum vitae impressionnant et d'une bibliographie tout à fait conséquente. Mais qui a donc payé Lorenzo Soccavo pour qu'il accomplisse son forfait ? En attendant vous pouvez rejoindre le rang des résistants en consultant le site du Calcre afin de vous rappeler les ficelles, les us et les coutumes de l'édition et ses pièges. Consulter les guides Audace (Annuaire à l'usage des auteurs cherchant un éditeur) et Arlit (Annuaires des Revues Littéraires & Cie) est un geste indispensable et salvateur pour qui veut connaître qui et quoi. Le Calcre a été remplacé par Cose-Calcre. L'Oie plate publie désormais le nouvel Audace et un ouvrage : 150 questions sur l'édition par Marc Autret. Audace coûte 54 euros mais vous pouvez le trouver dans quelques bibliothèques et en photocopier les pages qui vous intéressent.
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Questions à choix multiples
Le hasard a beaucoup d'importance sur Internet. Un scientifique vous dira plutôt qu'il s'agit des conséquences logiques des liens et vous démontrera par a + b que vous avez tord. N'allons donc pas sur ce terrain et dirigeons nous hâtivement vers le site Pages Libres et plus particulièrement vers les articles de Yves Heurté. Très simplement pour nous résumer quelques évidences en terme d'édition. De la présentation du manuscrit à la recherche de l'éditeur, de la longue attente insoutenable à vos premiers pas dans les salons, puis plus tard face aux critiques et aux médias dont les appareils crépitent de toute part, voici comment ne pas se planter et rater dans le même élan une première ou un seconde publication. Car c'est vrai que ce n'est pas évident, je parle ici de choses entendues, donc si vous en êtes à votre troisième voire quatrième publication, vous pouvez sortir en récréation ! Pour les autres, sachez qu'il faut rester courtois, lucide et entêté. Il y a des conneries à ne pas faire, des choses à faire absolument, des détails et des grands principes à savoir. Une bonne nouvelle : le livre a de l'avenir et Yves Heurté ne s'en fait pas pour lui. Internet est un contrepouvoir où les grands de ce monde n'ont que peu d'influence. Mieux, il est un espace privilégié d'ébullition. Attention, n'en déplaise à Yves Heurté certains éditeurs ayant une double casquette ne sont pas forcément des révolutionnaires (je pense au Manuscrit.com pour ne pas les citer). Mais je lui donnerai quand même le dernier mot lorsqu'il dit à propos de la culture-net : "J'y barbote assez depuis si longtemps pour dire: écrivez, créez, patientez, quelqu'un viendra toujours en faire quelque chose." (Cependant n'attendez pas trop, prenez les cartes en main!)
Pour visiter le site : http://www.pageslibres.net/
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Flammes Vives
Je tombe par le hasard des liens sur le site de l'association Flammes Vives. A priori rien d'extraordinaire. C'est même plutôt intéressant. Je regrette qu'il n'y ai pas de catalogue, car si la maison affirme publier à compte d'auteur des ouvrages sélectionnés, on aimerait pouvoir les consulter. La maison a 50 ans et propose des ateliers d'écriture, des conseils (payants) aux écrivains, édite des anthologies. Elle organise le prix Jean Aubert, destiné à l'édition du lauréat à 300 exemplaires, et le concours Flammes Vives qui récompense des poèmes dans 5 catégories. Le seul problème c'est que chaque lauréat reçoit une médaille et un diplôme (je me disais - ça n'existe pas !) et bien si ! vous avez une médaille et un diplôme ! Alors pour quoi faire ? Ca c'est un mystère... peut-être pour forcer les portes d'un futur employeur ? Mais bon. Vous aurez quand même droit de figurer dans un recueil collectif et dans l'anthologie de décembre. Alors c'est super ? Ben oui, sauf cette histoire de diplôme, je ne saurais pas trop quoi en faire, j'aurais plutôt envie de le brûler, le seul diplôme dont je suis fier c'est mon baccalauréat, et là pas de problème avec ça tu trouves un boulot ! Quant à une médaille ? Je m'en fous, à quoi ça m'avance ? Si quelqu'un a participé ou a des renseignements sur cette association, ce serait gentil de m'en faire part. En attendant vous pouvez aller là : http://www.flammesvives.com/index.html
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