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Mot à Maux

  • Mot à Maux 5 & 6

    La revue a changé de format en juin 2006 et janvier 2007, avec l’idée de proposer quelque chose de différent. Je me suis inspiré de la revue « Rétro/Viseur » pour la mise en page, après m’être inspiré de « Comme en poésie » pour les premiers numéros. Tout cela avant de revenir à une présentation plus sobre en 2018.

    En juin 2020, j’ai réimprimé les deux numéros. Ils sont restés au prix de 4 euros. Le but de Mot à Maux est de satisfaire l’appétit du lecteur. Dans un moment difficile pour le marché éditorial, c'est grâce à lui qu'une revue peut survivre.

    Les pièces ci-jointes vous permettront de commander selon votre désir les deux numéros.

     

     

    Première page Mot à Maux n°5

    Première page Mot à Maux n°6

    Bulletin de commande

  • La terre ne tourne pas rond

    La poésie est ce qui compte le plus, se dit le poète. Malheureusement elle est méprisée par le plus grand nombre. C’est un doux euphémisme. Les gens n’en ont rien à foutre de vos poèmes ! Pour certains, vivre sans poésie est impossible… Ils se foutent bien de votre gueule les FNAC, les Leclerc… Il n’y a qu’Amazon pour rafler le marché ! Les petits, les moyens luttent pour survivre, ça ce n’est pas exagéré ! Alors, nous sommes entrés en résistance. Pour ne pas mourir tout simplement. La poésie ne se vend pas… Vous voulez faire quoi avec ça ? Oui, les gens nous méprisent, nous asphyxient. Jadis, on faisait sauter des ponts… Aujourd’hui c’est vous le saboteur. Ils ont bien compris notre dangerosité. Ils savent bien que nous sommes une menace. Le marché se relève toujours ; le poète crève dans son trou. Rira bien qui crèvera le premier ! « Deux trous rouges au côté droit… » (Rimbaud) Je n’ai pourtant pas le sentiment d’être néfaste à la société… Je suis tout à fait normal, équilibré ! C’est ça qui leur fait peur, à ceux qui sont assis, qu’un jour la poésie prenne le pouvoir. Je rêve d’une révolution où les hommes auront la tête à l’envers. Où pour se raccrocher, il faudra saisir les plus fortes branches. La liberté fait peur. La nouveauté nous angoisse. Il n’y a que le marché, la consommation qui compte. Là tout est connu, figé, rassurant. Vos poèmes sont dangereux car ils remettent en cause un pouvoir que chacun croit posséder : celui de dépenser son argent, de produire, de vendre. La poésie est l’antithèse de tout cela. Elle remet en cause nos certitudes, sa liberté infinie fait de nous des apatrides. Car celui qui n’a pas d’appartenance est libre. Libre de rêver, de dire, de dénoncer, d’espérer, de combattre, de s’insurger, de croire à un monde meilleur et à l’avènement de la bonté de l’homme. Alors, vraiment, le poète n’appartient à personne. C’est cela son plus fabuleux trésor. La poésie n’est pas une nationalité. Elle est l’expression de l’indépendance de l’esprit face à tous les totalitarismes. Dangereuse, elle meurt. Libre, elle espère. La terre ne tourne pas rond.

  • Rédaction

    « Il y a une espèce de honte d’être heureux à la vue de certaines misères », a écrit La Bruyère. Avez-vous déjà éprouvé ce sentiment ? Dites avec précision dans quelles circonstances, en face de quelles souffrances physiques ou morales. Quelle attitude, selon vous, devrait-on avoir et quelles actions pourrait-on envisager face à la misère des autres ?

    Sujet du 25 novembre 1988, classe de Troisième 1