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Mot à Maux

  • 2022

    Je n’avais pas communiqué sur ce blog concernant le numéro 19 de Mot à Maux paru en décembre, voilà donc le bulletin de commande qu’on m’a réclamé. En ce début de nouvelle année, j’adresse tous mes vœux aux poètes publiés dans la revue, ainsi qu’à ceux qui ont pu visiter ce blog ou qui m’ont laissé des messages amicaux. À tous ceux aussi qui ont commandé et lu ma revue. Je remercie et adresse mes vœux aux nombreux poètes qui ont répondu à mon appel à textes du 21 octobre ; vous avez permis à la revue de continuer à paraître alors qu’elle était fragilisée. La poésie est toujours un combat et il faut penser aux plus misérables, aux délaissés qui dans l’ombre vivent des jours douloureux. Je me rappelle que la poésie pour moi a été une lente maturation. Aujourd’hui, j’ai à cœur de faire vivre Mot à Maux et de m’engager vers ce point où la poésie sortira grandie, indispensable et enfin reconnue comme un art à part entière. Puisse-t-elle continuer à éclairer nos nuits, à guider nos pas vers plus d’humanité. Puisse-t-elle nous rendre attentifs au monde et désireux de modernité. Cette année devra être celle du renouveau. Ne jamais désespérer, car les amis sont toujours là pour vous relever. Merci aux amis donc, à tous ceux avec qui je peux échanger et qui toujours me réconfortent ! Votre présence m’est des plus précieuses. À tous : bonne année !

     

    Daniel Brochard

     

    Mot à Maux paraîtra quatre fois en 2022. L’abonnement sera de 16 euros. Le prochain numéro paraîtra en mars.

    Bulletin de commande n°19

     

  • Préambule

    La poésie aujourd’hui vit un paradoxe : elle est active, riche, partagée par de nombreux auteurs… elle est aussi ignorée du (grand) public. Sa représentation dans la sphère sociale est minime ; méprisée par les médias, elle vit dans une bulle fragile. Les temps délétères que nous vivons font le malheur du poète, isolé dans la foule, parfois résigné à son enfermement. Le pouvoir centralisé de la parole médiatique nous exclut d’une représentation nationale. Condamnés à survivre, nous sommes loin de toutes les attentions. Malgré la bienveillance de nombreux acteurs en poésie et notre présence dans les marchés, les salons, les rendez-vous provinciaux, la poésie est mal représentée. La poésie vit comme elle peut, avec les soutiens d’acteurs passionnés : en témoignent les nombreux éditeurs de poésie présents et actifs dans le pays. Je pense qu’il est temps de lancer l’offensive pour faire sortir la poésie de son microcosme (qui arrange bien les puissants) et de mettre un coup de projecteur sur notre travail. Le monde dans lequel nous vivons nous inquiète. Tout repose sur les bras d’une jeunesse en quête de repères. Les générations futures ont besoin de notre action ici et maintenant. Dire ce que nous inspire ce monde est déjà un point de départ, donner à écouter des voix dissidentes peut redonner du sens à une jeunesse désespérée. Je propose une action basée sur la volonté de transmettre le discours poétique dans la sphère sociale. Nous pouvons créer des lieux d’expression (virtuels), des lieux de représentation (au cœur des librairies par exemple) et engager une campagne d’information (dans les médias). Il s’agirait d’une vaste entreprise pour mettre la parole poétique au pouvoir, en ces temps où le discours politique se perd dans une absence de signification. N’avons-nous pas aussi droit à la parole ? Changer la vie n’est plus impossible. Nous avons tout pour mener ce combat, par l’information, l’expression, la diffusion de nos valeurs. Soyons libres et osons la parole ! Ensemble, nous pourrons espérer nous faire entendre. La richesse de chacun sera notre libération.

    Daniel Brochard

  • To be, or not to be

    Je vous propose la lecture de ces quelques recueils publiés en autoédition (voir bulletin de commande ci-joint). Je rappelle le principe de l'autoédition : réaliser soi-même son propre ouvrage, de l’écriture (bien sûr) à la mise en page (choix de la couverture, de la typographie) en passant par les démarches auprès de l’imprimeur, et ne compter que sur soi pour la diffusion et la vente. Les frais sont ceux de l’imprimeur (sans compter les frais postaux). Avec un peu d’huile de coude on peut pondre un beau recueil, digne des plus belles maisons (si si !) L’inconvénient c’est que vous êtes seul dans l’aventure… Mais au moins vous n’avez pas à dos l’escroquerie du compte d’auteur qui vous demandera de signer des chèques en vous faisant miroiter la gloire ! Faites-le vous-même ! Moi, je tire en cent exemplaires, c’est suffisant (retirage si best seller, bien évidemment). Et ensuite vous vous débrouillez ! Mais je préfère cette liberté d’une publication à échelle humaine que les mensonges des gros éditeurs qui taquinent le goujon… Je ne paierai pas de mon sang une fausse édition dont l’issue fatale est toujours le pilon ou le grenier. Dans l’aventure de l’édition numérique, Internet a inventé le livre virtuel, dématérialisé et totalement invisible. Certains confondent Internet avec une librairie à l’échelle planétaire… On peut se passer du papier puisque la révolution numérique vous promet la célébrité à peu de frais ( ?) On peut aussi faire tourner les rotatives et opter pour un fort tirage, dont l’issue est malheureusement désespérée. Moi je prône une édition à l’échelle humaine, ce qu’il est convenu d’appeler l’autoédition… Mais de nombreux éditeurs exploitent aujourd’hui le filon, pour récupérer les jeunes auteurs naïfs en recherche de notoriété. Et voilà un nouveau mensonge ! Pour moi, l’autoédition c’est maîtriser sa publication de A à Z sans autre intermédiaire que l’imprimeur lui-même ! Cela nécessite une forte maîtrise de sa langue (faites-vous relire !), un travail qui n’est malheureusement pas effectué par les faux éditeurs qui n’ont ni l’envie ni le temps de vous accompagner. Car le scandale est là, on pond des textes indigents et on les imprime à gros débit ! Seul un éditeur (mais fait-il toujours ce travail ?) à compte d’éditeur est en mesure d’avoir un regard critique sur votre ouvrage, et de vous proposer un réel accompagnement et quelques conseils ! L’autoédition, c’est donc la maîtrise de soi et de son ouvrage ; mais elle nécessite une grande confiance en soi. Car publier est une chose, publier un bon livre en est une autre ! Nous voyons tant d’horreurs aujourd’hui dans l’édition, que cela en devient effrayant ! Mais tout le monde ne peut pas publier à compte d’éditeur, car le marché est saturé et les livres ont du mal à se vendre ! Trois solutions s’imposent à vous : trouver un éditeur capable d’accompagner votre texte dans sa maturation, céder aux sirènes des éditeurs payants pour qui votre texte ne sera jamais qu’un produit commercial, ou bien vous autoéditer en sachant les difficultés que cela représente. Méfiez-vous de ceux qui vous promettent la lune. Soyez le héros de votre propre entourage, l’écrivain de la famille qui rend fiers papa et maman. Et si vous avez le courage : créez votre propre maison d’édition. Ecrire, publier ne va pas de soi, c’est l’aventure d’une vie, qui vous demandera travail et maturité. N’oubliez pas que le livre, avant d’être un produit, est un témoignage de la pensée. Veillez à le garder loin des marchands de papier. Demandez-vous ce que vous pouvez faire de votre ouvrage.

      

    À lire un article (à propos de « 13 ») de Didier Gambert, que je remercie infiniment, paru dans Recours au poème.

    Bulletin de commande