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La vie des mots

  • Appel à textes

    Vous écrivez ? Vous avez les mots qui vous dévorent, le stylo qui vous démange… Vous voulez me proposer des textes. Mot à Maux est là pour ça. Je publie ce qui me touche, ce qui porte sens. Je recherche des talents, des plumes qui sauront apporter leur pierre sur le chemin de l’écriture. Je souhaite rendre au poème, à la parole écrite, le sens d’un engagement qui concerne tous les aspects de la vie. Je ne cherche pas de poésie rose bonbon mais des voix irritées, hantées par la révolte et le désir absolu de vivre. Vous écrivez ? Eh bien, lisez maintenant… De nombreuses revues existent qui ne peuvent vivre que par vous. C’est un fait, la poésie est autarcique. Elle peut grâce à vous devenir l’énergie de demain.

    La revue Mot à Maux est toujours active et trimestrielle. Merci d’envoyer vos textes à brochardda85@gmail.com

     

  • Dernière note

    Le blog Mot à Maux prend sa retraite. Déjà un miracle d’être parvenu jusque-là ! Quinze années d’attention à ce monde m’ont convaincu de sa violence. Il n’y a jamais de répit ici-bas, les mots nous frappent tel le jugement de Dieu. Je ne fais pas partie de ces gens normaux pour qui le plaisir est l’unique ambition, pour qui la vie est facile (oh, mais on a chacun ses soucis vous savez !) Pour moi la vie est un calvaire permanent ! Faire ressortir ce qu’il y a de meilleur en soi, voilà un des objectifs de la poésie… Un mot que je me répète à tout bout de champ ! Comme s’il s’agissait d’une prière adressée à l’homme ! Allons, il n’est peut-être pas perdu après tout… Je dois croire un peu en lui encore… Sinon, à quoi bon ? Il n’a pourtant pas beaucoup de valeur à l’échelle du cosmos, lui qui a réussi à annihiler toute morale… Alors, oui, c’est pour les pauvres, les malheureux, les malades que j’écris ! L’amour que j’ai pour la différence, pour les peuples opprimés, pour les miséreux que la vie n’a pas épargnés… tout cela vient du cœur, d’une foi profonde en l’homme, malgré tout ! Ecrire, cette activité futile au regard de la machine économique, permet de rester connecté et en vie. Je vois le monde à travers les yeux d’Internet. Et pourtant c’est le monde lui-même qui me fait respirer. Cette double face de l’écran et du livre me donne un peu de sens… un mot de circonstance face aux ténèbres et à l’absurdité de l’existence.  L’Art apporte des réponses, quand l’existence devient impossible. Car rien n’a de sens. Seule la création permet de se libérer du non-sens. Seule la confrontation à l’acte de créer permet d’éclairer notre vie. Il y a une force divine en nous, qui nous relève de tous les malheurs. Cette faculté à dire la beauté est un miracle permanent. Nous ne sommes que les passeurs d’un monde de ténèbres à la lumière divine. Il faut entretenir cette richesse. Pour l’âme des  hommes, pour la nôtre. Croire que nous faisons partie d’un Grand Tout, que notre mission ici-bas a la valeur d’un sacerdoce. C’est beau la vie, quand même, non ? Un monde sans poésie serait bien dérisoire. Mais la poésie est dérisoire ! Comment comprendre cette contradiction ? Par la force de l’esprit ! Je crois en l’esprit des hommes, en leur singularité. Car chacun a sa place dans ce monde, surtout les plus malheureux, les déshérités. Chacun peut apporter du sens dans le combat de la vie. Modestement, j’essaie de transcrire cette idée, avec l’ambition première d’entendre des voix nouvelles, jeunes, pleines d’avenir. Il faut vivre avec le cœur d’une poésie libre, affranchie, novatrice. Chacun peut entrer potentiellement au service de la poésie. Pour moi, l’aventure du blog Mot à Maux s’arrête ici ! J’appelle aux idées, à la rage et à la présence de tous les auteurs pour continuer à faire vivre la revue Mot à Maux sous son format papier. Car évidemment, nulle volonté de ma part d’abandonner cette revue pour laquelle je me suis tant battu ! Appel aux amis : rejoignez les rangs de Mot à Maux ! Donnez une chance à la revue de poursuivre son chemin. Rien n’est plus important pour moi que de recueillir vos témoignages de vie. Car, oui, je crois que c’est entré dans mes gènes : œuvrer pour la parole, car seule la parole nous rassemble. Ceux qui savent la valeur du livre dans le petit commerce de la poésie qui est le nôtre sauront m’apporter leur contribution. Comme toutes les revues, j’ai besoin de lecteurs, d’auteurs qui me proposeront leurs textes et d’amis pour diffuser Mot à Maux. Car nulle question d’abandonner le combat ! Pour clore cette aventure, pour me consacrer pleinement à une autre (la peinture), il m’a semblé que quinze ans suffisaient. La revue continue sous son format papier. J’ai pour ma part pour objectif personnel d’ouvrir mon atelier au public dès ce printemps. A tous les amis qui m’ont soutenu depuis le début de Mot à Maux, un grand merci ! Et aux autres qui m’arriveront : bienvenue ! Seuls, nous  ne sommes rien, ensemble nous pouvons unir nos forces pour que la poésie prenne sens et continue d’éclairer nos vies.

  • J'imprime donc je suis

    Le livre est bien chahuté en ces temps de crise. Mais peut-être n’avait-il jamais autant réclamé de lecteurs. Désormais il est possible de passer par Amazon pour éditer son livre, à peu de frais, paraît-il… mais le principe est là, nuisible aux jeunes auteurs (dont beaucoup pourtant trouvent satisfaction)… et que dire des Edilivre, des manuscrit.com ? de tous ces baratineurs qui se remplissent le portefeuille ! Certes, la littérature n’est pas réservée à une élite, le particulier doit avoir accès à l’édition, chacun doit pouvoir accéder à l’objet-livre ! Après tout chacun fait ce qu’il veut ! Je ne sais pas comment ils font pour vendre leurs bouquins. Je pensais que la notoriété était la clef des ventes en poésie, que le petit n’avait aucune chance de briller en société… Amazon offre une solution à la crise du livre aujourd’hui. Chacun peut réaliser son rêve, en fin de compte. Il suffit de faire appel à Amazon. La marque agit pour la procréation littéraire de votre propre bébé. Les rejetons ont un ISBN, sont censés passer au dépôt légal (dont le but est de recenser la production littéraire du pays). Tel Ikea, tout est vendu en Kit, la machine est bien rôdée. Tous ces arnaqueurs sont des maisons d’édition dématérialisées : Internet permet l’élevage d’une production en masse où les auteurs se font plumer. Chacun peut rêver d’être un grand poète en s’appropriant un code-barres ! La notoriété décomplexée, la célébrité à bout de bras. Allons, les jeunes auteurs se contentent de vouloir exister. Vu la complexité du champ éditorial actuel, ils ont bien raison. Moi j’ai trouvé une alternative à toutes ces conneries d’édition à compte d’auteur : je passe par un imprimeur pas très loin de chez moi. Je suis très satisfait du résultat du premier recueil imprimé par cette entreprise. La France a un réseau important d’imprimeurs : depuis Gutenberg et sa Bible, l’impression a fait des progrès considérables. Mais une chose est restée : l’amour des écrivains pour le livre. Tout n’est-il pas une question d’identité… Vouloir écrire puis publier son recueil chez l’imprimeur du coin, cela respecte la logique de l’acte éditorial. Mais je crois que le livre est avant tout une affaire de reconnaissance. Les tout-petits veulent naturellement briller, avoir leur bouquin à eux… Facile aujourd’hui grâce au clonage numérique ! Réclamer un peu de dignité et de respect ne peut pas faire de mal aux jeunes auteurs. Car si le papier a un prix, la propriété intellectuelle a beaucoup plus de valeur. L’intégrité d’un auteur : voilà ce que défend et doit défendre la petite édition.