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26/09/2006

Anticipation

L'univers serait constitué à 99,9999 % de vide. Rajoutons donc une décimale à cet édifice extraordinaire en quelques mots inutiles et dérisoires. Moi, je dis que c'est la mort qu'il faut chercher à connaître pour nous apaiser un peu de n'être que des poussières d'étoiles. Ce sera ça notre grande découverte. En attendant, à 8 mètres de haut, on peut voir les dinosaures qui s'ébattent sur fond de nébuleuses ; l'homme est un pou à la surface de la planète. A 7 mètres de hauteur, il convient déjà de s'alarmer de la chute en cours. Passons. A 6 mètres de hauteur, le soleil se cache derrière le mur, il fait déjà assez froid, ce qui déclenche des spasmes inévitables en ces circonstances. A 5,10 mètres, l'univers bascule dans un espace à 9 dimensions ; impossible de distinguer haut, bas, envers ou endroit, les couleurs mêmes se mélangent, les sons se perdent, les sensations sont inversées et bancales. Il ne reste plus que quelques centimètres, la chute semble s'être accélérée de façon exponentielle et l'issue est plus que jamais incertaine : j'espère simplement que le gars, en bas, tient vraiment la corde, parce que, sinon, c'est la chute assurée et qui...

21:30 Publié dans Réflexions | Lien permanent