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  • Spleen III

    "Gimme something to breathe

    Give me a reason to live

    Close your eyes and see

    What you have inside

     I think I've gone insane, I can't remember my own name

    I think I've gone insane"

    (Die Laughing), Therapy?

    Je me suis remis à l'aquarelle, la guerre apaisée (j'ai l'impression d'écrire dans un blog... - c'en est un ! -ah, bon ?) Quelques coups de pinceaux, ça fait que la journée n'est pas tout à fait perdue. J'ai le Spleen, le coup de blues du dimanche. Partir de rien... tu notes n'importe quoi, histoire de faire diversion. Du néant, naissent quelques mots... ce qu'il reste à venir, ce qu'il reste à sonder. Le mystère à dévoiler. Je me dis que quelques publications, quelques formalités à remplir, comme réserver ma tombe, le jour de mon enterrement, et puis je pourrai partir tranquille. Ne m'en veuillez pas, je suis jeune, mais j'ai la vie derrière moi. Je pouvais encore occuper mon temps à écrire après le grand incendie, maintenant que la poésie c'est derrière, comprenez que la vie m'ennuie de plus en plus fortement. Imaginez quinze années réduites à la dimension incompressible d'une seconde, multipliez le tout par 15 fois 365 jours, le résultat donne idée de ce que je n'ai pas vécu ou de ce que j'ai beaucoup trop vécu... De toute façon, la poésie n'est-elle pas la vraie vie, hein ? Bref, la vie n'a de sens que celui qu'on lui donne, tout cela revient à croire à quelque chose, à théoriser l'inexprimable, à se taper la tête contre les murs. Donc, permettez-moi d'enfoncer encore le clou : on devrait mettre à l'entrée de la Vérité le panneau "Attention, poubelle !" Comme cela les gens n'iraient pas tous perdre leur temps et leur énergie à dilapider les cristaux liquides de leur calculatrice. Et puis, on devrait mettre comme résultat à toutes les opérations : « Impossible ». Libre à vous de croire et de chercher, de donner encore à la poésie ce but : dans un monde de non-sens, tous les sens sont primordiaux. Quant à moi, je sens venir encore une fois le crépuscule, les ailes glacées du grand Spleen. N'est merveilleux que le mystère, la possibilité de s'extasier et cela s'affranchit de toute autre motivation. Alors, si vous connaissez les paroles de « Die Laughing », écoutez « Nowhere » de Therapy? Le rock... un des derniers grands amours quand tout le reste est passé à la poubelle.

    Lien permanent Catégories : Musique
  • Sarkozy vs Friskies

    « Catharsis : n.f. Psychanal. Effet thérapeutique de l'abréaction d'une émotion refoulée qui était à l'origine de désordres hystériques » (Larousse). Alors là, je comprends... En envoyant ses CRS, le camarade Sarkozy entendait vacciner dans l'œuf le mal, c'est un peu l'effet des coups de matraques, sauf qu'avec femmes et enfants, il n'y a pas besoin d'employer la violence. Et si je retourne des années en arrière, c'est moi qui ai dû être vacciné dans l'œuf... là je l'ai dans l'os, dans la moelle, profond dans la raie... ("Oh, le vulgaire bandit qui dit des gros mots après avoir cité le dictionnaire !...") Oui, je suis un sacré bandit... mais, bon... pour me taire, on me donne ce qu'il faut. Et pourquoi ne pas loger tous ces sans-papiers dans les nouveaux immeubles tout neufs construits en plein centre des Sables d'Olonne ? - Oh, ben non alors, dirait le camarade Coluche. Pourtant, c'est vraiment chic, il y a l'eau courante, et tout et tout. Mais non, les beaux immeubles c'est pour les touristes, ils y viennent avec leurs chiens qui font caca sur les trottoirs (enfin bon, c'est des chiens de luxe nourris au Friskies, leur m... est cotée en Bourse). Donc, mettons tous les méchants touristes dans des avions et envoyons-les bronzer au pôle Nord, là-bas il fait froid, c'est tranquille, ils devraient nous foutre la paix ( "au prochain gros mot je zappe et je vais sur un autre site, sans blague, ça commence à sentir mauvais ici..." ) Voilà, bon... j'ai la haine contre les méchants touristes et contre ceux qui détroussent les enfants à la sortie des écoles sur leurs chemins buissonniers. T'inquiète pas, camarade de Villiers, ta Vendée je l'ai quittée il y a belle lurette, ton Puy du Fou je l'ai pas visité et c'est pas demain la veille que je vais aller user mon pantalon sur tes estrades bancales... ouf ! Moi je propose à tous les malades une bonne catharsis à la Sarkozy, et après comme cerise sur le gâteau une bonne grosse brioche vendéenne qui bourre bien la panse, et tous les restes on les donnera aux chiens.

  • Dernière escale

    Ça commence comme un pavé dans la mare et ça se finit avec un beau ciel bleu. Ça a commencé en mars 2005, et après cinq numéros, Mot à Maux papier se sent la barbe blanche. Pour parler sans métaphore, la revue se meurt peu à peu, n'ayant pas réussi à franchir le palier critique des abonnements. Donc, à moins d'un miracle, le numéro 6 de décembre devrait être le dernier. J'ai peine à le concevoir mais comment faire autrement ? Je remercie les quelques abonnés qui soutiennent ce projet et les bons amis, tous resteront dans mon cœur. Un élément me pousse et compte considérablement : c'est l'espace que j'ai trouvé au sein de ce blog pour m'exprimer. Cela fait que je n'ai aucun regret à arrêter la publication. Beaucoup de petits commerces ferment, remplacés par les grandes surfaces, il n'y a rien à regretter, c'est la marche du temps. Je ne vais pas me mettre à faire de la résistance et à quémander quelques sous, je suis aussi victime de ce temps où tout va vite, où l'on n'a plus le temps de parler des choses essentielles. Parfois, un grand silence vaut mieux que pousser des cris de possédés, ça oblige parfois celui qui marche à jeter quelques regards. Je salue les amis qui continuent l'aventure malgré tous les écueils, je ne vois pas personnellement comment me sortir du Pot au Noir. Je rends donc les armes, l'aventure continue sur ce blog et partout ailleurs où je trouverai espace et moyen de l'écho. Nous pourrions chanter « Ce n'est qu'un au revoir... », je préfère personnellement partir en silence, en laissant à ceux qui ont la parole le pouvoir et la possibilité de s'exprimer.