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19/12/2005

Douce nuit !

A l'approche de Noël, de la dinde et de ses marrons, il va falloir préparer le réveillon. Passer chez le coiffeur, nettoyer le costume, vérifier le compte en banque, laver la voiture, descendre les poubelles. Il va falloir sortir les cadeaux, aller à la messe, supporter la belle-mère, ne pas mettre la cravate rouge ! mais la verte ! (Un détail qui tue ! Rien n'est à négliger ! Tout est important !) surveiller son discours (ne pas trop la ramener sur la politique, la guerre ou le Tsunami, c'est vrai c'est Noël, on peut quand même se passer de s'engueuler à Noël quand même), bref, être nickel, impeccable, avec un petit brin d'humour et beaucoup d'intelligence. Les fêtes, c'est le marathon de la fin de l'année, les enfants ont plein de cadeaux et font des grands sourires ! Le père Noël passe sur son traîneau en faisant hurler son avertisseur et en saluant les villageois postés à leurs fenêtres. J'adore Noël ! Tout est joyeux, lumineux, démentiel ! On oublie la grisaille des 364 jours précédents et on peut jouer avec les enfants avec leurs petites automobiles. Nuit magique où l'on s'endort comme un enfant, avec la même innocence, avec la même crédulité merveilleuse, avec plein de gaieté et d'impatience. Dur de s'endormir le soir de Noël ! Dur d'accepter le sommeil alors que le père Noël doit passer, entre minuit et minuit deux, qu'il doit se faufiler dans la cheminée et en silence remplir le pied de sapin de ses fabuleux cadeaux. Difficile de se laisser guider par une étoile et de l'apercevoir entre les nuages. Difficile aussi, dans la nuit qui vous amène au 26 décembre de quitter un moment que l'on aurait voulu éternel. Et dire qu'il va falloir attendre une année avant le prochain Noël ! Envolés le sapin, les cadeaux et la dinde aux marrons. Démonter les guirlandes, descendre les poubelles, remercier le voisin pour sa jolie bouteille, embrasser la belle-mère en lui pardonnant tout et s'en aller avec cette âme d'enfant en priant de ne pas avoir à subir la prochaine guerre, le prochain homicide, le prochain coup de tonnerre. 

20:25 Publié dans Réflexions | Lien permanent