Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/12/2005

Hiver

Débauche de paillettes, flonflons, costumes, coiffures, et pourquoi faire la fête ? Avoir le cœur à la fête ? Comment oublier le désespoir ? la douleur ? Avancer masqué, pour être, paraître, normal, compatible, sensé. Les gens qui crèvent dans la rue ! On oublie ! Avoir sa place, même infime, être dans le cercle, les relations, le piston. Je n'arrive pas à avoir bonne conscience et il y a longtemps que mes certitudes se sont ruinées. Ne plus faire attention, être à la rue. Mendiant, marcher, métro, RER. Indifférence, peut-être pas. C'est quand tu es à la rue, quand tu ne comptes plus, que tu n'existes plus, que tu dors à l'hôtel et qu'il te reste juste de l'argent pour un café le matin. Noël c'est ça, autre chose et pire encore. Froid dedans, froid dehors, il pleut, ça transpire, ça glace, ça arrête le cœur presque, ça tue aussi souvent. Un mot, un autre, écriture, phrases, aisées, sensées, attentives. Ecrire comme ça transpire, comme ça remue, comme ça arrache le cœur. Et puis quoi ! ça dure longtemps ? Sous les ponts ? Même pas dans le métro, non, ailleurs, loin de soi, où ça s'apaise, où ça fait moins mal. Tu écris quoi ? Tu ratures ? Tu penses à quoi ? Ca presse ! Mots, phrases, vite ! Publicité, horreur ! Schizophrénie. Et puis appel à la radio, alerte grand froid prévu, - 14 degrés dans l'indifférence, dans la haine, ça tue. La télé, musique, spectacles et films. Bonne humeur. Tout va bien. Tu oublies quoi ? Lui ? L'être, derrière. Au moins, on en parle un petit peu. Ca fait bien, c'est bien, c'est prouvé dans les chiffres. Noël, un jour, ça s'en va, ça suffit. On peut peut-être penser à autre chose ?  

20:20 Publié dans Réflexions | Lien permanent