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L'absolu, quand même

C'est un peu l'effet des temps, Mot à Maux s'est attaché à être au plus près de l'actualité. Pour ceux qui prendraient le train en route, il s'agit bel et bien d'un blog consacré à la poésie. Mais les notes présentes ne sont pas de la poésie : des articles de presse ? oui, peut-être. La poésie part d'une aspiration irrationnelle à se situer dans le monde, elle est déterminée par des manques, une impossibilité à se passer des mots, à échapper à soi-même aussi. Un article, quant à lui, échappe à toute détermination. Parce que certaines questions resteront à jamais sans réponse, il est bon, quand même, de chercher à comprendre, d'apaiser l'agitation qui naît du sentiment de l'absurde. Lorsqu'un individu ou un peuple décide de prendre la plume, c'est parce que ce besoin est irrépressible, qu'il concerne soi et l'avenir. La poésie, ainsi, sera toujours l'expression de la révolte et de la liberté. Elle se confondra avec le journalisme, avec l'engagement politique et les aspirations sociales. Ecriture-artisanat, mouvement d'insecte, il y a quand même dans la poésie ce cri silencieux, ce manque fondamental de réponses. Je l'éprouve, chaque jour au cœur de ma vie. Un manque comblé par cette recherche incessante ! Mais puisqu'il faut bien se résoudre à abandonner les réponses, continuons sur ces chemins multiples, les séparations entre les disciplines ne sont qu'un voile transparent et mensonger. Je continuerai à m'attacher au monde qui m'entoure. C'est ainsi que je peux, un instant, faire reculer l'absurde. C'est ainsi que je peux, un instant, me rapprocher du mystère du monde.

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