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07/06/2006

Méta-Tupperware

Le petit garçon a les idées de plus en plus claires. Il y a quelques années, je n'imaginais pas pouvoir sortir de l'écriture poétique. Aujourd'hui, c'est derrière. Je me disais : comment vivre sans écrire ? Pourrait-on vivre sans ces questions qui traînent dans la tête et qui vous hantent ? Oui, c'est possible. Mais quand même, la poésie, ne serait-ce pas chercher, racler les fonds de tiroirs ? Ca fait mal ! Et sans ces questions, sans cet univers qui vous habite, si on l'enlève, il reste quoi ? Moi, je crois que les gens n'arrêteront pas de sitôt d'écrire, de gratter, de racler. Tant que le sens posera question, qu'il y aura des défis, des aventures en soi. Ca a commencé en Grèce, peut-être. Cela finira-t-il avec la prochaine guerre thermonucléaire ? Moi, je fais l'inventaire de ma cuisine. Il y a un Tupperware dont le couvercle bleu devient blanc au micro-onde. Jamais servi. J'accumule les barquettes de Fruit d'Or dans lesquelles je mets les restes de riz et de semoule. J'en ai pas mal déjà en collection. Ne comptez pas sur moi pour acheter tous ces trucs en emballage plastique, je les boycotte dans les magasins. Sinon, les assiettes, j'en ai quatre ou cinq, pareil pour les verres... Il faut pas venir à cinquante chez moi ! Bref, les flûtes à Champagne, il n'y en a pas. Ca ne veut pas dire que je ne fais jamais la fête... Mais je ne bois pas de Champagne. Autrement, il y a quoi dans une cuisine ? J'ai beau me creuser la tête, à part quelques trucs qui servent pas à grand chose, je vois pas trop, non. Enfin, je ne suis pas cuisinier. Vous vous demandez peut-être quel est le lien entre ma cuisine et une bombe thermonucléaire ? Eh, bien, moi-même j'ai beau chercher, je vois pas, non. Quoi qu'il faille mieux venir dans ma cuisine que se prendre une bombe thermonucléaire ! Bref, vous aurez remarqué le caractère surréaliste de cette petite note. Parfois, il ne faut pas chercher trop loin, la vie elle, est là, dans des endroits bizarres. Le petit garçon a les idées de plus en plus claires. La poésie, ce blog, les différentes activités, tout cela finira. Ca partira en fumée. Comme la vapeur dans les rues, quand les ouvriers travaillent sur les canalisations. Un peu de sagesse ! Comme dirait le philosophe, je sais que je ne sais pas. Avec ça, c'est sûr, on ne peut pas savoir grand chose.

16:45 Publié dans in utero | Lien permanent