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05/06/2006

Poussière d'étoile

Nous sortons des cavernes. Nos ancêtres étaient des êtres rustres que la nuit effrayait. Aujourd'hui, l'homme envoie des satellites de l'autre côté du soleil, prolonge l'exploration en direction des premières étoiles. Grâce à de puissants radio-télescopes, il traque l'arrivée de messages extra-terrestres et sonde les régions les plus lointaines de l'univers en quête du rayonnement primordial. Et que sommes-nous, nous qui construisons des cathédrales, des tours élancées vers le ciel et dont la vie est orientée vers toujours plus de vitesse ? Autant d'hommes de Cro-Magnon ! Nous sommes une poussière d'étoile ! Pour nous situer, la science rétrécie le long chemin qui nous mène à l'infini. Pourtant, il convient de s'imaginer ce temps de Planck (10-43 seconde) en-deçà duquel il est impossible d'imaginer quoi que ce soit, il convient d'imaginer " toute la matière énergie contenue dans des milliers de milliards de galaxies, chacune d'elles contenant des centaines de milliards d'étoiles, concentrée dans un espace de très loin plus petit que la plus petite des particules élémentaires actuelle !" pour se laisser submerger par cette vague extraordinaire qu'est le concept d'existence dans un univers dont les chiffres de dimension sont tout simplement inconcevables. L'homme, lui, est bien terre à terre, étouffé dans des considérations matérielles qui n'ont de fondements que dans l'abjection et le dégoût. Bref, j'attends avec impatience ce départ vers une autre vie, de laisser ce corps déjà fossile, de me dissoudre dans la mer. J'irais bien vers Proxima du Centaure, c'est tout droit dans la constellation !

21:50 Publié dans Réflexions | Lien permanent