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  • En vacances

    Mot à Maux part en vacances pour voir si l'océan est toujours à sa place, si les oiseaux ne sont pas mazoutés et si la dune ne s'est pas envolée avec la dernière pluie. Les mots seront donc suspendus pour un petit moment et seront laissés dans leur bocal et la vie s'emparera des poissons. Je réserve à petit Quentin un voyage en bateau en espérant qu'il ne sera pas trop effrayé, de toute façon on restera où l'eau est calme, tiède et peu profonde. J'ai préparé le parasol, la crème solaire, les lunettes de soleil, le caleçon, le masque et le tuba, le sac pour le goûter, les espadrilles, les raquettes de Beach Ball... J'ai fait le plein de la voiture, il n'y a plus qu'à prendre le volant direction la mer ! Chouette ! On va pouvoir faire des châteaux de sable, s'amuser dans les vagues et se balancer des méduses à la figure ! On va pouvoir sauter à pieds joints du haut des blockhaus et siroter des grenadines à la terrasse des cafés. Et pas question de rater la finale et d'attraper des coups de soleil ! On peut quand même partir en vacances sans stresser quand même ! Bon, voilà, c'est parti pour une bonne semaine de repos, au moins !

  • Toutes directions

    Plusieurs chemins se présentent devant moi alors que les ténèbres sont proches. L'écriture poétique est du passé. Je n'ai pas nécessité de revenir sur mes pas. Je m'attache à une écriture païenne. Je rejoins celle de la conversation en écrivant quelques articles. Si je retourne mon esprit dans tous les sens, ce n'est pas grave. C'est affaire d'homme, de conscience. Nous sommes portés à nous regarder, à nous extraire de nous mêmes, nous cherchons à comprendre quelque chose. Et puis, on prend le chemin du retour. On retourne à la maison, au village, allégés d'un sac à dos trop lourd à porter. On redécouvre les siens, les choses simples, les bonheurs fugitifs. Si écrire est peu à peu être de plus en plus conscient de soi, alors un moment vient où nous englobons dans notre pensée les choses les plus mystérieuses et cette réalité qui est notre vaste monde. Bien sûr, il faut laisser des traces, ne pas s'oublier à soi-même. Mais la vie quand même ! C'est ça notre matière première, ce sont nos sujets de discussions. Comment ne pas s'engager, rester en arrière ? Puisque le monde est notre sujet, notre modèle. Trop de choses se passent. Trop de mauvaises pensées. Je ne peux pas partir sans pousser un cri. Après s'être regarder soi, face au miroir, après avoir sondé les abîmes de soi, il faut explorer ceux du monde. Je reste, du haut de ma tour, attentif à ce qui m'entoure. Se taire ? Se diluer ? Il y a trop de chemins, trop de directions, trop de pancartes le long de la route. Les prendre tous ou n'en prendre aucun.