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Éric Chassefière, "L’Arbre de Silence"

Astrophysicien, E. Chassefière est aussi poète. Et qui plus que l’homme de science peut exprimer les mystères du Cosmos et de la vie ? Le poème est un instrument de recherche comme le télescope ou la théorie de la Relativité. Le mot est étoile, l’homme un élément du grand tout.

 

« comprendre que le temps n’est pas le fleuve

mais le chant de la source »

 

La science moderne, devant la complexité de l’Univers, fait aussi appel au mystère poétique.

 

« écrire la poésie des choses

ne rien nommer

garder aux mots toute leur liberté »

 

Car tout est dans le secret de la création.

 

« je n’écris plus les mots

mais la nuit de mon corps »

 

Le poème est appelé à dire l’essentiel, sans fioriture, en face des découvertes de la science. La parole de ce recueil est celle d’un homme confronté de près aux mystères du cosmos. Le métier, la recherche aboutissant inévitablement à la poésie, « seule science » pouvant dire réellement ce qui nous dépasse. Dans un monde sans réponse, à toute vitesse, l’homme ne doit-il pas se tourner vers plus de merveilleux, s’en remettre aux énigmes ? Car si fragile est l’existence humaine… Comment vivre sans rêves, comment accepter cette traversée qu’est la vie sans s’émerveiller ? La poésie et la science se rejoignent autour d’une même interrogation : comment concilier le temps de l’Univers et le temps humain, ce temps si précieux, déterminant notre espace ?

 

« L’Arbre de Silence » se termine par un tombeau de Joseph Delteil, rappelant que la mort est un domaine du réel, de l’Univers, une notion qui nous appartient tout comme nous appartenons aux étoiles. L’Univers est mystérieux, à nous de le rendre poétique.

 

Daniel Brochard

 

Éric Chassefière, L’Arbre de Silence, Éditions Sémaphore, Collection Arcane, 72 p, 12€

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