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02/04/2006

Unis-Cité

En temps de crise, dans toutes les situations de troubles, il y a toujours un sentiment qui réapparaît : celui que les choses ne sont pas figées, qu'il n'y a pas de fatalité dans le malheur. C'est ainsi que l'on grandit, que l'on prend la mesure du débat démocratique et que la révolte devient une façon de vivre. Parce qu'il y a un grand "foutage de gueule" de la part de ceux qui sont sensés nous représenter, parce qu'on ne saurait laisser aux seuls tenants du capitalisme le droit de gouverner nos vies, l'engagement est de plus en plus nécessaire. C'est ce qui fera la différence et empêchera que l'avenir soit un désert stérile. Et dans ce domaine, toutes les actions significatives sauront trouver les échos indispensables. Il y a ici de quoi remplir toute une vie et de quoi donner un sens à ce qui n'en a pas. Ce n'est pas seulement un mode de vie, c'est aussi une façon d'être. Ne croyez donc pas ce qu'on vous raconte dans les sphères autorisées. Ne croyez pas que l'esprit n'a encore rien à faire dans votre vie et qu'il faille se soumettre. L'imagination sans borne, la faculté à se projeter est le propre de la jeunesse. L'hebdomadaire "La Vie" avait rappelé sa volonté d'un "service civil" et Monsieur Jacques Chirac l'avait largement appelé de ses vœux en novembre 2005 lors de la crise des banlieues. Un principe largement plébiscité par les jeunes, convaincus qu'il faille dès à présent s'engager et que changer la vie est une affaire de chaque instant. S'engager auprès des démunis, imaginer de nouveaux réseaux économiques susceptibles de rencontrer des besoins chez les personnes oubliées et mises à l'écart de la société, conduire des réseaux culturels dans les milieux qui en ont bien besoin, toutes ces activités se développent par exemple par l'action de l'association "Unis-Cité" qui existe depuis 1994. Il faut que l'actualité soit brûlante, que les malaises s'expriment pour qu'enfin on veuille reparler d'actions méconnues jamais relayées dans les médias. Mais quoi ! Tant que l'avidité gouvernera le monde et que les pouvoirs seront échus à quelques-uns, notre paysage intellectuel sera toujours limité par ceux qui se cachent derrière l'épaisseur noirâtre de leurs fumées. Parce que l'avancée vers la lumière ne va pas de soi et demande un effort de la part de tous ceux qui sont concernés, elle ne se fera qu'au prix de longs débats démocratiques. L'urgence de la parole, peut-être, rompra la cécité qui nous mène au tombeau.

20:35 Publié dans Société | Lien permanent