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31/12/2005

Petite histoire du jour de l'an

Le big-bang a eu lieu le 1er janvier à 0 heure.

Nous sommes le 31 décembre à minuit.

 

En janvier, les premières galaxies apparurent.

En mai, la Voie lactée

13 septembre : le système solaire

17 décembre : les poissons apparaissent sur Terre

26 décembre : les dinosaures

28 décembre : les fleurs

31 décembre à 22 heures 15 minutes : Lucy, notre ancêtre, se met debout 

                    à 23 heures 59 minutes 56 secondes : début de l'ère chrétienne

                    à 23 heures 59 minutes 59 secondes : Christophe Colomb découvre l'Amérique 

                    à 23 heures 59 minutes 59,935 secondes : marche sur la Lune

blanc

C'est vrai, on est bien peu de chose... 

12:55 Publié dans Réflexions | Lien permanent

27/12/2005

Hiver

Débauche de paillettes, flonflons, costumes, coiffures, et pourquoi faire la fête ? Avoir le cœur à la fête ? Comment oublier le désespoir ? la douleur ? Avancer masqué, pour être, paraître, normal, compatible, sensé. Les gens qui crèvent dans la rue ! On oublie ! Avoir sa place, même infime, être dans le cercle, les relations, le piston. Je n'arrive pas à avoir bonne conscience et il y a longtemps que mes certitudes se sont ruinées. Ne plus faire attention, être à la rue. Mendiant, marcher, métro, RER. Indifférence, peut-être pas. C'est quand tu es à la rue, quand tu ne comptes plus, que tu n'existes plus, que tu dors à l'hôtel et qu'il te reste juste de l'argent pour un café le matin. Noël c'est ça, autre chose et pire encore. Froid dedans, froid dehors, il pleut, ça transpire, ça glace, ça arrête le cœur presque, ça tue aussi souvent. Un mot, un autre, écriture, phrases, aisées, sensées, attentives. Ecrire comme ça transpire, comme ça remue, comme ça arrache le cœur. Et puis quoi ! ça dure longtemps ? Sous les ponts ? Même pas dans le métro, non, ailleurs, loin de soi, où ça s'apaise, où ça fait moins mal. Tu écris quoi ? Tu ratures ? Tu penses à quoi ? Ca presse ! Mots, phrases, vite ! Publicité, horreur ! Schizophrénie. Et puis appel à la radio, alerte grand froid prévu, - 14 degrés dans l'indifférence, dans la haine, ça tue. La télé, musique, spectacles et films. Bonne humeur. Tout va bien. Tu oublies quoi ? Lui ? L'être, derrière. Au moins, on en parle un petit peu. Ca fait bien, c'est bien, c'est prouvé dans les chiffres. Noël, un jour, ça s'en va, ça suffit. On peut peut-être penser à autre chose ?  

20:20 Publié dans Réflexions | Lien permanent

19/12/2005

Douce nuit !

A l'approche de Noël, de la dinde et de ses marrons, il va falloir préparer le réveillon. Passer chez le coiffeur, nettoyer le costume, vérifier le compte en banque, laver la voiture, descendre les poubelles. Il va falloir sortir les cadeaux, aller à la messe, supporter la belle-mère, ne pas mettre la cravate rouge ! mais la verte ! (Un détail qui tue ! Rien n'est à négliger ! Tout est important !) surveiller son discours (ne pas trop la ramener sur la politique, la guerre ou le Tsunami, c'est vrai c'est Noël, on peut quand même se passer de s'engueuler à Noël quand même), bref, être nickel, impeccable, avec un petit brin d'humour et beaucoup d'intelligence. Les fêtes, c'est le marathon de la fin de l'année, les enfants ont plein de cadeaux et font des grands sourires ! Le père Noël passe sur son traîneau en faisant hurler son avertisseur et en saluant les villageois postés à leurs fenêtres. J'adore Noël ! Tout est joyeux, lumineux, démentiel ! On oublie la grisaille des 364 jours précédents et on peut jouer avec les enfants avec leurs petites automobiles. Nuit magique où l'on s'endort comme un enfant, avec la même innocence, avec la même crédulité merveilleuse, avec plein de gaieté et d'impatience. Dur de s'endormir le soir de Noël ! Dur d'accepter le sommeil alors que le père Noël doit passer, entre minuit et minuit deux, qu'il doit se faufiler dans la cheminée et en silence remplir le pied de sapin de ses fabuleux cadeaux. Difficile de se laisser guider par une étoile et de l'apercevoir entre les nuages. Difficile aussi, dans la nuit qui vous amène au 26 décembre de quitter un moment que l'on aurait voulu éternel. Et dire qu'il va falloir attendre une année avant le prochain Noël ! Envolés le sapin, les cadeaux et la dinde aux marrons. Démonter les guirlandes, descendre les poubelles, remercier le voisin pour sa jolie bouteille, embrasser la belle-mère en lui pardonnant tout et s'en aller avec cette âme d'enfant en priant de ne pas avoir à subir la prochaine guerre, le prochain homicide, le prochain coup de tonnerre. 

20:25 Publié dans Réflexions | Lien permanent