29/09/2006
Massacre au Darfour
Au moins 300 000 paysans ont été massacrés au Darfour par le gouvernement de Khartoum et les milices Djandjawid. Alors que le Soudan sort à peine d'un conflit de 20 ans entre rebelles du sud et gouvernement soudanais, conflit causant la mort de près de 2 millions de personnes, un massacre est en cours dans l'indifférence générale des pays dits civilisés. Ce n'est pas Jean-Pierre Pernaut qui le dit dans son JT de 13 heures ni Pujadas dans celui de 20 heures, ni Sarkozy et surtout pas les prochains candidats à la présidentielle pour qui le moment n'est pas venu de s'alarmer outre mesure des dérives du monde actuel. D'ailleurs, qui se soucie de cette guerre lointaine dont personne ne parle et qui a l'avantage de se dérouler dans un lieu non stratégique ? Attendez-vous demain à lire dans les journaux qu'un nouveau génocide a eu lieu au Darfour, après ça on ne pourra pas dire que l'on ne savait pas. Et Pernaut serait bien fin, entre un sujet sur les boîtes à lettres et un autre sur la retraite de nos chers aînés ! Est-ce qu'il ne nous prend pas pour des cons ? Ah, oui, il faudrait une prochaine guerre atomique pour que l'information à la télé dépasse l'horizon du nez de la mère Michelle qui a perdu son chat. Mais une femme violée et brûlée vive, ça n'émeut personne, ça ne fait pas un bon sujet, ça passe mal à la caméra, ça risque même de choquer la sensibilité du gars qui ne sort jamais de sa propre province sauf pour envoyer une carte postale au berger suisse de l'autre côté de la frontière ! « Elles furent violées par 60 ou 70 Djandjawid en avril 2004. Nous étions attachés aux arbres pendant qu'ils violaient les filles. Après, ils les attachèrent aussi et placèrent du coton dans leurs bouches. Le coton était gorgé d'essence. Ensuite ils ont mis le feu au coton et les ont brûlées à mort. » La misère, les viols, les tortures... ça se passe loin de chez nous ! Moi, je sais pourquoi je n'ai pas le cœur à la fête, pourquoi je ne vais jamais dans ces soirées où il faut danser sous peine d'être pris pour un individu déprimé, pas sortable, pas normal, je sais pourquoi j'ai la haine ancrée bien profond en moi ! Parce que je suis coupable ! A quand les Cahiers de doléances de retour sur le sol de la République ? En cette période de pré-élections, nous devrions tous être attentifs à ce qui se passe ailleurs ! Nous avons intérêt à élever notre regard vers ces choses que l'on cache, que l'on dissimule pour je ne sais quelle raison névrotique ! Si la politique n'est pas influencée par des idées de changement, de révolte, c'est à nous de rappeler les dirigeants à l'ordre, de faire pression pour que la voix des sans-voix soit entendue ! Les grands de ce monde n'ont rien à foutre des déchirements de chair des faibles et des innocents ! Ceux qui nous gouvernent ont tout intérêt à ne pas faire de vagues et se réjouissent en secret de notre silence ! Toi, assis ! Debout ! Toi, dans un coin, debout ! Toi qui a des choses à dire, debout ! Ne cautionnons pas la haine des imbéciles, ne supportons pas que nos lits brûlent alors que nous dormons ! Debout ! Je suis moins que rien ! Je n'ai aucun pouvoir ! Mais j'ai les yeux grands ouverts ! J'ai le pouvoir d'agir autour de moi, et cet effet sera celui de l'onde de la pierre jetée dans l'eau, elle peut aller à l'autre bout du monde ! Ne laissons pas les forêts et les enfants mourir ! Qui que nous soyons, il est toujours possible d'émettre un jour un cri et ce cri sera révolutionnaire. « Nous avons un dicton au Darfour : 'Les chiens aboient, mais le chameau s'en fiche'. Nous sommes les chiens et le reste du monde est le chameau. » Moi, je ne supporte pas de me regarder dans la glace.
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26/09/2006
Anticipation
L'univers serait constitué à 99,9999 % de vide. Rajoutons donc une décimale à cet édifice extraordinaire en quelques mots inutiles et dérisoires. Moi, je dis que c'est la mort qu'il faut chercher à connaître pour nous apaiser un peu de n'être que des poussières d'étoiles. Ce sera ça notre grande découverte. En attendant, à 8 mètres de haut, on peut voir les dinosaures qui s'ébattent sur fond de nébuleuses ; l'homme est un pou à la surface de la planète. A 7 mètres de hauteur, il convient déjà de s'alarmer de la chute en cours. Passons. A 6 mètres de hauteur, le soleil se cache derrière le mur, il fait déjà assez froid, ce qui déclenche des spasmes inévitables en ces circonstances. A 5,10 mètres, l'univers bascule dans un espace à 9 dimensions ; impossible de distinguer haut, bas, envers ou endroit, les couleurs mêmes se mélangent, les sons se perdent, les sensations sont inversées et bancales. Il ne reste plus que quelques centimètres, la chute semble s'être accélérée de façon exponentielle et l'issue est plus que jamais incertaine : j'espère simplement que le gars, en bas, tient vraiment la corde, parce que, sinon, c'est la chute assurée et qui...
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22/09/2006
CAF à gogo
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« Merci de préparer votre numéro d'allocataire ou une pièce d'identité », c'est ce qui est marqué à l'entrée de la Caisse d'Allocations Familiales. Alors, il faut entrer et crier : « - Je suis poète et je veux des sous car la poésie ça fait mourir de faim » ou encore : « - Je suis un dangereux délinquant alors il me faut des sous sinon j'irai casser les voitures » ou encore : « - Je supporte plus mes parents, alors il me faut des sous pour me payer une chambre à l'hôtel » ou encore : « - Donne-moi des sous sinon je nique ta mère » ou encore : « - Je voudrais des sous s'il te plaît pour partir aux Seychelles »... Notez que vous parviendrez mieux à vos fins en affichant un grand sourire cravaté avec attaché-case et Rolex en la jouant cool : « - Salut chérie, je voudrais des sous s'il te plaît ? » Notez encore que nos hommes politiques ont bien compris la solution en piquant directement dans les caisses. Mais si vous êtes pensionnaire à Cachan, enfant d'immigré, si vous ne vous appelez pas Jean-Pierre mais Abdel et que vous avez beaucoup de mal à cacher un bronzage avantageux, ne vous inquiétez pas : la nouvelle inquisition est là pour faire la circulation et vous dire à quelle porte aller frapper : celle de l'ANPE ou bien celle du placard à balais sous la cage d'escalier. Et soyez tranquille : des sous, il n'y en aura pas pour tout le monde donc vous pouvez rêver du sommeil de bébé dans les draps de maman. Et si vous pensez qu'un lycée, une petite bourse et de belles considérations vont faire de vous un PDG, vraiment vous vous êtes trompé de continent. Ici, il faut jouer en bourse ou au Monopoly. Si vous avez le malheur de ne pas appartenir à la bonne catégorie sociale, l'oncle Sarkozy va s'occuper de votre cas et vous botter le derrière avec les félicitations du ministère et le mot au maton. C'est vrai, quoi ! Un peu d'ordre tout de même ! Y en a qui vont aller en prison à tour de bras ! Des sous... des sous... il y a pas marqué Crédit Mutuel là, non ? Et puis tout le monde au pas ! L'oncle Nicolas va vous botter le cul ! Ah, mais moi, je suis blanc avec un nom français, pas touche, hein ! Je suis né dans le trou du monde, moi, ici ! Alors, j'ai le droit de me pointer ici et de demander : « Des sous, s'il vous plaît, la bonne charité pour vivre et nourrir mes poissons rouges. » « - Bien sûr monsieur, je vous donne des petites coupures ou les billets de 500 ça vous va ? » (Je n'ai pas osé demander toute la caisse... il faut penser un peu aux autres tout de même.)
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19/09/2006
Virgule
Très loin de la Star Academy et des flonflons de la télé, « Virgule est un projet protéiforme et hybride », une énergie souterraine comme il en existe un peu partout (y en a qui aiment pas, y en a qui disent que l'underground met de la confusion dans les esprits de nos jeunes - c'est pas carré, ça passe mal à la brosse à reluire, je ne citerai pas de noms, suivez mon regard) et qui met un peu d'intelligence dans ce marasme plat, un peu de vie dans un électrocardiogramme ras la moquette et qui pourrait finir par nous engloutir dans le néant total en faisant de nous des robots. C'est pas commercial, et la plupart du temps c'est distribué à la sauvette à la sueur du front de ceux qui la confectionnent, Rodolphe Olcèse en tête. Le numéro 1 a été un recueil de 64 pages tiré à 300 exemplaires vendus (le plus souvent donnés) déposés en librairies à Paris et à Cherbourg. Virgule 2 a été une séquence de film : « I wanna be your rom », diffusée en festivals. Virgule 3 est un « fanzine » de 12 pages, photocopié en 50 exemplaires et distribué gratuitement de manière aléatoire. Le numéro 4 paru en juillet est de nouveau une revue de 28 pages ; il peut être adressé gratuitement contre une enveloppe timbrée, ( se renseigner à l'adresse : rodolphe@lenversdugeste.com ) ou téléchargé librement au format pdf. « Rien n'est tranché pour les prochains numéros » me dit Rodolphe Olcèse (qui a été publié dans Mot à Maux n°5), mais les idées sont nombreuses pour cette association qui organise aussi des concerts de rock et des projections. On peut consulter le site de l'association à cette adresse : http://www.lenversdugeste.com/. Virgule est un témoignage de la résistance de la création contre l'univers carcéral qui gouverne nos vies. Un peu de désordre n'a jamais fait de mal à personne, surtout quand ce désordre contribue à mettre du sens dans nos vies.
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16/09/2006
Voyager II
Les poètes ont la chance inouïe de n'être pas soumis à la loi des électeurs. Ils n'ont que faire des sondages, des prévisions. Ils n'ont pas peur de parler. Ils n'ont pas la crainte de décevoir, sinon que leur écriture ne soit pas assez sensible, que leur rage ne soit pas assez palpable. Privilège rare que cette liberté de parole, il convient d'en profiter ! C'est ce que je fais un peu ici. C'est ce que les amis font. Donc ça parle, ça discute chacun avec ses mots, ses moyens. On n'est pas là pour se tirer dessus comme le font les politiques, on a certainement d'autres intérêts et ce n'est pas plus mal.
Le premier problème des scientifiques qui tentent d'observer le ciel, c'est la pollution humaine et l'atmosphère. C'est pourquoi Hubble nous a fourni de si belles images. Remonter très loin dans le ciel nous permet de flirter avec les premiers temps de l'univers. Le poète, quant à lui, tente de retrouver les premiers principes, les premiers instants de la genèse. Pour peu que l'un ou l'autre arrive par ses propres moyens à établir une certaine vérité du monde (unifier une théorie du Grand Tout) il restera toutefois quand même inévitablement la possibilité que les choses soient autres. Alors, si l'on réussit à trouver un principe universel à la formation des étoiles, un éclaircissement sur ce qu'est la mort, si l'on arrive à déchiffrer les mystères de la vie, il restera toujours cette réserve, cette mise en garde originelle à partir de laquelle on pourra dire : « Je profite de ce que la création a fait, de ce que la vie peut être belle, tout en sachant qu'il pourrait en être tout autrement. » L'angoisse existentielle ne tient pas seulement au fait de ne pas savoir, elle tient surtout au fait que tout pourrait être autrement.
Et puis, n'est-ce pas l'extra-terrestre qui nous regarde et qui se dit : « Vraiment, quelle bande d'abrutis ! » Et s'il arrive à se défaire de nos nuées nauséabondes, aurait-il vraiment envie de se jeter à l'exploration de notre inconscient ? N'aurait-il pas plutôt intérêt à fuir rapidement dans une autre direction ? Avec toutes nos horreurs, avec toute cette haine qui circule ! Vraiment, il aurait fait une grande découverte ! Nous ne sommes pourtant pas trop méchants, au fond, il convient de nous connaître, et puis on peut prendre un verre et puis c'est bon. Il faudrait peut-être envoyer un signal... Ils risquent bien de ne pas trop comprendre. Alors, moi je regarde le ciel et je me dis : « C'est quoi derrière ? Je vais aller où quand... enfin, vous savez... quand ce sera le moment... » J'en sais rien, je sais pas. Fous moi la paix ! Alors je reprends mon sac, et je me dis que rien ne m'empêche de sauter tout de suite...Ola, doucement... Je reste là, parce que j'aimerais bien savoir quand même, avant de partir, si c'est mieux, après, on sait pas. On sait jamais.
Alors, à l'extra-terrestre sur sa fusée, je dis : « Gare-toi pas là, quelqu'un risque de faire une grande éraflure sur ta bagnole. Ce s'rait con quand même, non ? »
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13/09/2006
Paroles de Verso
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C'est la rentrée littéraire, mais la poésie n'a pas de saisons. Elle circule un peu partout mais elle est sans cesse menacée de naufrage. A la lecture de la Revue des revues du numéro 126 de l'excellente revue Verso, je me dis que vraiment il existe beaucoup de publications, pas mal que je ne connais pas, et beaucoup d'énergie ! Mais y a-t-il assez de lecteurs ? Comme le dit Gérard Fabre dans Ici é Là n°4 : « La poésie était déjà une marge de la création littéraire, c'est devenu une marge de la marge. » C'est vrai, tant qu'à lire un bouquin ou un magazine, autant lire un canard avec pleins de ragots, le dernier Sarkozy ou Marie-Claire... Et pourquoi aller perdre son temps à lire des gars inconnus qui écrivent d'une manière assez bizarre et qui de toute façon ne représente rien sur la scène médiatique ? Et encore pourquoi un individu lambda scotché devant sa télé irait lire un truc tout seul dans son coin, alors qu'au programme il y a un nouvel épisode de la Star Académie ? Eternel combat entre une idée de la culture et le désert médiatique. Certes, il existe toutes sortes de magazines sur tous les sujets (du papier glacé périodique à consommer rapidement) mais demandez autour de vous qui a lu dans l'année un recueil de poèmes ou une revue de poésie, vous serez surpris de vous retrouver tout seul au milieu d'un désert ! Evidemment, c'est le boulanger qui se plaint de ne pas vendre assez de pain...C'est peut-être un mauvais boulanger, ou personne n'a assez d'argent pour en acheter. C'est ça : il vit dans un désert et les gens crèvent de faim parce que c'est comme ça et que de toute façon, il ne faut pas espérer que le monde change : le monde, ça bouge à coup de canons, le pouvoir, ça ne circule pas entre toutes les mains et de toutes façons les gens sont égoïstes. Alors, la poésie, tu penses bien que personne n'en a rien à foutre. Verso dans lequel est rapportée la formule de Gérard Fabre : « La poésie n'est pas une expression unique. Elle est multiple. » C'est vrai que Verso ne connaît pas de chapelle, à l'image des éditions Cadex. Alain Wexler dit dans sa préface : « Ainsi la langue avale tout le corps. La langue a ses chemins. Un chemin avale tout le corps. Un chemin tout droit, moins bien qu'un chemin courbe parce que dans la nature, la ligne droite n'existe pas. » Faudrait-il entendre que la poésie ne se donne pas d'emblée ? Qu'elle nous impose de sortir de nos chemins coutumiers ? Et qu'elle n'est pas une unique vérité mais une multitude de points de vues ? Ainsi, peut-être un de ses plus fabuleux destins serait d'investir tous les domaines de la pensée et de la création. Rêvons d'une cité idéale où les idées ne seraient plus formatées mais où la pensée appartiendrait à tous. C'est bien là que la poésie pourrait reprendre un nouveau souffle ... Certes, il faut bien croire que les choses se font peu à peu et que tous les efforts seront récompensés : la poésie pourrait survivre ainsi. Pour revenir à Verso, une autre citation d'Alain Wexler : « La femme dit : " Je suis contre toi, au pied du mur et contre ce mur, je colle une affiche où je te dessine et j'écris qui tu es". » Voilà bien un des buts de la poésie de nous proposer de nous retrouver nous-même, de parcourir d'autres chemins, véritable essence qui peut remplir la vie. Verso propose de multiples pistes et de multiples auteurs, à chacun de faire son choix, à chacun de se connaître et de se faire sa propre conception de l'écriture. A chacun d'apporter à l'édifice sa propre pierre.
Verso : Alain Wexler, Le Genetay, 69480 Lucenay. Le n° : 5,50 euros. Abonnement : 20 euros (4 n°)
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10/09/2006
Spleen IV
Savoir si je suis rentré, si je suis sorti, si je suis là, si je ne suis pas là... quelle importance ! Je ne suis pas là pour raconter ma vie. Ce n'est pas un journal intime destiné à rivaliser avec celui de monsieur ou madame X ou Y. Je me suis jeté par la fenêtre depuis longtemps. J'ai fermé ma sale gueule qui parlait toute seule, ma face de perroquet braillard et indiscipliné. Je n'ai rien à dire sur la météo, sur le chat de la voisine, sur la gâteau brûlé dans le four, sur la face de rat du type en face. Ca ne me concerne pas les trucs, les machins sensés faire bon chic bon genre. Parfois, j'aimerais jeter ma sale tronche dans une poubelle, y mettre le feu et regarder le brasier. Putain de moi, horreur d'être Je, il faut définitivement abolir la connerie et si la connerie est en soi, il faut la découper tranche par tranche et la donner aux cochons. Je dis Je, moi, toutes ces horreurs, mais il faut bien croire que je suis ailleurs et que ma rage autorise ma fuite. Alors, je fuis du tombeau où je suis resté, je me volatilise du lit où je suis mort, je me traîne dehors. Je l'ai vu de mes yeux. J'ai ressenti physiquement mon absence. Je sais que je suis là-bas. Je donne la mort et je fuis. Je vous autorise à jeter votre ordinateur par la fenêtre. Je vous autorise à sortir et à vous taper la tête contre les murs. Je ne vous dirai pas ce que j'ai mangé, où je suis parti en vacances, les histoires de voisinage m'ennuient. Alors, ça reste là la stupidité de l'être humain, sa bêtise, sa manie de tout raconter. Je suis et je veux être ailleurs. C'est bien mieux comme ça, non ?
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02/09/2006
Fermé
Mot à Maux s’absente une semaine. Les volets de la maison seront fermés. Le courrier restera muet et les oiseaux sur les fils électriques seront tranquilles. A bientôt et soyez sages !
21:15 Publié dans in utero | Lien permanent | Envoyer cette note