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La vie des mots

  • Éviter le piège

    Voici un article de François-Xavier Farine paru sur le site de la Médiathèque départementale du Nord, le 28 juillet 2015.

     

    François-Xavier Farine :

     

    « Éviter le piège de « l'édition à compte d'auteur » :

     

    Même si, pour tout jeune auteur, cette perspective peut paraître, au premier abord, alléchante, je vous déconseille d'opter pour ce genre de publication.

    Pour quelles raisons ?

    - Cela risque de devenir rapidement un gouffre financier insurmontable pour l'auteur débutant que vous êtes. En effet, dans le cadre d'une « publication à compte d'auteur », l'auteur paie intégralement ou quasi intégralement le coût de son livre.

    - Vous aurez l'impression d'avoir publié un « vrai recueil » sauf que, « revers de la médaille de ce type de publication », vous ne serez pas du tout pris au sérieux par le milieu de la poésie. Les « instances poétiques » ne vous auront en quelque sorte pas intronisé : ni les revues, ni les poètes confirmés, ni les critiques qui font autorité en la matière. D'une certaine manière, en tant qu'auteur, vous vous exclurez vous-même du milieu de la poésie contemporaine, des circuits de l'édition, des réseaux de distribution des librairies, des bibliothèques, etc.

    - Dans le cas d'une édition à compte d'auteur, l'auteur doit également souvent se charger de la distribution de son livre dans le monde de l'édition (Services de Presse aux revues, démarchage des librairies...)

    En bref, non seulement l'auteur se verra lui-même chargé d'un travail considérable qui incombe normalement à un véritable éditeur (travail de relecture, réalisation de la maquette, coût financier de son livre, distribution des SP, démarches commerciales auprès de tous les acteurs de la chaîne du livre...) mais l'auteur n'aura pas non plus le gage que son livre soit, au final, remarqué, ni vendable, ni même simplement diffusé, etc.

    Comme première approche du monde de la poésie et de l'édition, vous ferez le fâcheux constat de vous être fait berner sur toute la ligne. Pire, cela risquera même d'entamer à court terme votre désir d'écriture, bien réel, celui-là !

     

    Pout tout jeune auteur, le chemin vers la publication est toujours sensiblement le même. Il lui faudra s'efforcer de ne pas perdre confiance, de maintenir une pratique d'écriture régulière, en lisant, découvrant et en confrontant son travail avec celui des autres poètes confirmés ou en devenir, tout en continuant « à enfoncer le clou de sa présence » au sein des revues de création actuelle. »

     

    Médiathèque départementale du Nord

     

    Le blog de François-Xavier Farine : http://lefeucentral.blogspot.com/

     

  • Appel à contribution

    Mot à Maux est né d'un constat que la poésie ne pouvait pas ignorer le monde. Et souvent le monde ignore la poésie. Ce n'est pas pour autant qu'il faille se calfeutrer dans une tour d'ivoire pour ne plus regarder que son propre nombril. Mot à Maux aime faire la navette entre l'intime et l'universel, entre l'intérieur et l'extérieur, entre l'orage et le silence. La poésie est une attitude face au monde. Je recherche des attitudes plus que des qualités, des questionnements plus que des réponses. Je recherche toute écriture qui puisse être un positionnement face au monde. Ma revue n'est pas engagée mais le fruit d'un engagement. Il faut des voix pour crier la poésie et Mot à Maux est un espace où le poète trouve une libre parole, en lien avec sa vie propre, ses écrits, ses poèmes. Je mise tout sur la poésie parce que c'est ce pour quoi j'ai été formé. Ici le poète se sent libre, sans jugement, sans entraves. C'est pour cela que je publie des poètes débutants et d'autres confirmés. Lorsque je publie, je mise sur un auteur, sur une plume, un état d'esprit. Et mes choix sont subjectifs. Merci d’envoyer votre contribution pour le numéro de mars 2019 à mon adresse : brochardda85@gmail.com, et de m’aider à faire vivre la revue.

     

  • Communiqué

    Les temps changent chez Mot à Maux. Les idées suicidaires de l’été dernier sont passées. Je me suis remis de ma dépression, après avoir traversé des contrées douloureuses. Je m’étais dit que c’était la fin, et me revoilà sur la route ! Merci à tous les amis pour leur soutien, leur présence a su me ramener vers la vie. Chacun m’a donné de l’énergie pour me convaincre que Mot à Maux pouvait encore vivre. Beaucoup de choses contradictoires se sont croisées dans mon esprit. J’ai voulu reprendre la revue sur ce blog. Mais ce n’est pas le papier ! La sensation du toucher est irremplaçable. Certes, il faut beaucoup de courage, mais cela n’en vaut-il pas la peine ? J’aime Mot à Maux et le fait de découvrir de jeunes auteurs est pour moi une sensation merveilleuse. Il y a beaucoup d’humanité et de chaleur ! Beaucoup de raisons d’y croire encore. Leur merci est pour moi la meilleure des récompenses. Ainsi, puisque je ne suis pas à l’article de la mort, une nouvelle fois je fais renaître la revue papier Mot à Maux. On avait annoncé sa mort, voilà qu’elle renaît de ses cendres ! C’est mon identité même qui est en jeu ici : la revue est un prolongement naturel de mon esprit. Pouvoir se battre pour quelque chose ! Je mesure combien il est important d’avoir un lieu d’expression et la poésie est une forme de résistance face à tous les obscurantismes. J’ai la chance d’avoir cet espace. Nul n’ira chercher le poète ! C’est à lui que revient la lourde tâche de prendre la parole. Le microcosme de la poésie a besoin de tous les acteurs afin de lutter pour la promotion des poètes et de leurs ouvrages. Loin du formatage en place dans beaucoup de secteurs, il ne faut pas céder au désespoir. Il faut continuer la découverte des voix nouvelles, des énergies naissantes. Etre attentif à l’autre, à sa différence. Porter la parole des sans-grade. A quoi sert la poésie sinon à exister socialement ? J’ai modestement voulu ça pour Mot à Maux. Ma démarche n’est pas pérenne. Elle est désespérée. J’ai travaillé avec de modestes moyens. L’imprimante dont j’ai fait l’acquisition devrait me permettre d’augmenter le volume de la production. Pour ce retour, je prévois un nombre de pages réduit (qui veut aller loin ménage sa monture). Une même place sera donnée aux auteurs, avec publication de plusieurs poèmes. Rien n’est possible sans le courage et la volonté. Je me dis qu’il faut continuer, malgré la maladie et le désespoir. Mot à Maux me donne de l’énergie ; je dois accepter de grandir avec elle. Se battre pour l’expression de toutes les paroles. Ce n’est pas une idée vaine. De nombreuses personnes qui ne sont pas poètes sont en recherche de repères. Aujourd’hui où la conscience est planétaire, il est nécessaire d’aller vers d’autres horizons. La poésie permet ces rencontres. Ainsi, j’appelle les poètes à m’aider à faire vivre Mot à Maux, petite revue partie de rien mais qui doit encore grandir. J’entends être témoin de la « respiration » des auteurs et de leurs revendications. Il n’y aura pas de cahiers de doléances, de politique… Juste une parole et sa richesse intrinsèque. La liberté est la revendication de Mot à Maux. Si la santé me le permet, et à mon humble niveau, j’entends mener cette recherche avec conviction.

    ***

    Les poètes peuvent me faire parvenir leurs poèmes par mail. Je recherche avant tout des inédits. Six ou sept poèmes en vers ou en prose et assez courts me permettent d’avoir une vue d’ensemble et de faire un choix. Mes critères de sélection sont subjectifs et motivés par la qualité du texte, sa force et sa pertinence. Il est conseillé de feuilleter la revue pour avoir un aperçu de son contenu. Merci de me contacter par mail pour commander le dernier numéro (septembre 2018). Au sommaire : Flora Delalande, Majead At'Mahel, Olivier Delaygue, Philippe Leuckx, Louis Dubost, Patrick Williamson, Mariama Khalli, Axel Sourisseau, Hervé Martin, Gérard Lemaire, Fabrice Farre, Jean-Baptiste Pedini et Georges Oucif. 

     

    Contact : brochardda85@gmail.com