30/07/2006

Massacre à Cana

« Au moins 57 personnes dont 32 enfants ont été tuées dimanche dans le pilonnage du Liban » (lemonde.fr). La guerre s'entache d'un nouveau massacre. Je m'étais préparé à me remettre à l'aquarelle ( ? ) quand la nouvelle est tombée. Du coup, je n'ai pas sorti mes pinceaux et la nécessité d'écrire une note s'est fait ressentir. Que faire face à la bêtise ? C'est toujours l'Histoire humaine qui déroule son tapis d'horreurs face à l'innocence des victimes, dont le seul tord est de s'être mises sous l'impact d'un missile. Peu importe qui tire ou pas une roquette, une vie s'entoure d'un caractère sacré dès lors que la barbarie la retire de quelque pays, de quelque lieu que ce soit. La vengeance appelle la vengeance et le cercle est sans fin, emballé dans cette région du monde, mais aussi ailleurs, partout où le non-droit bafoue la vie et la dignité. Ne soyons pas dupes. Dans de nombreuses régions, des massacres sont perpétrés, nous avons tous en souvenir les guerres civiles en Angola ou au Rwanda, nous savons que certaines tueries n'ont pas valu une intervention franche des puissances internationales, pour un principe de non-ingérence et parce que cela se passait loin, dans des pays où les enjeux économiques n'étaient pas présents. Cela a peut-être commencé avec une certaine opération : « Tempête du désert » lorsqu'un dictateur iraquien a envahi le Koweït et cela s'est poursuivi avec les attentats du 11 septembre. Et nous savons où en est la situation aujourd'hui. Devons-nous comprendre que certaines choses sont plus importantes que le simple respect de la vie humaine et que des intérêts politiques et économiques priment sur la simple justice ici et ailleurs dans le monde ? Soyons donc attentifs à l'évolution d'un conflit qui est aussi le conflit entre civilisations qui ne parviennent pas à harmoniser leurs différences. Soyons de plus en plus désireux que les peuples parviennent à vivre ensembles et soient gratifiés d'un respect international de leurs identités. Certaines idées priment sur tout le reste. La création ne peut que s'effacer face à la tragédie, non dans le silence mais dans un désir de plus en plus ardent de la paix et de la fraternité entre les peuples. C'est quelque chose qui peut commencer ici, partout où l'imagination peut se faire entendre. L'Histoire est condamnée à se répéter si aucun sursaut significatif ne se manifeste. Ce qui se déroule ailleurs, dans l'impuissance où nous nous trouvons, peut amener à infléchir toutes les certitudes. Le Christ a donné sa chair pour le salut de tous les hommes, entend-il, pour ceux qui croient en lui, que la mort injuste de ces enfants soit un appel à la paix entre les hommes ?

26/07/2006

Décroissance

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L'ignorance est un des pires fléaux. A chaque instant, je me demande ce que je ne sais pas. Avoir bonne conscience, c'est déjà se condamner aux yeux du Bien. Que faire sinon être révolté ? « On est tous responsables de notre planète » clame Yann Arthus-Bertrand dans Madame Figaro 1131 (28 avril 2006). Je me souviens de soirées télévisées, de quelques débats et d'émissions criant l'urgence de prendre des mesures pour protéger notre planète. Aujourd'hui, les chiffres sont avancés et les conséquences tomberont quoi qu'il arrive. Pour certaines choses, on peut toujours corriger le tir, innover, inventer. Pour d'autres, comment allons-nous faire ? Les arbres qui brûlent, les espèces qui disparaissent - je pense aux trésors de l'Amazonie - seront à jamais perdus. J'ai beau tourner la question dans tous les sens à chaque instant, je ne trouve pas la paix. Peut-être que je ressens physiquement la déforestation, que l'esprit des tribus là-bas se transmet en moi. Il y a des prières qui doivent arriver jusqu'à moi. Faut-il attendre impuissant la fin du massacre et la naissance d'un nouveau désert ? Quel est le seuil tolérable de la perte de notre écosystème ? Pourra-t-on se relever sans entrer dans un nouveau Moyen-Age ? En attendant, je souffre dans ma chair la perte des richesses terrestres, fruits de millions d'années d'évolution. Je suis coupable. Je ne suis pas ignorant, donc je suis coupable. Et ça, ça me tient chaque minute de ma piteuse existence. Les forêts ne repousseront pas, quoi qu'on puisse en dire. Faut-il attendre de se prendre le mur pour pousser un cri ? Attendons-nous à des catastrophes. L'esprit de la terre souffre. Nos murs physiques et spirituels sont menacés. Je partirai avec ce cri en moi. Puisque je ne suis pas ignorant, je tape sur tout ce qui me paraît excessif, hypocrite et dangereux. « 112 600 km² de forêt régressent chaque minute : c'est l'équivalent de 33 terrains de foot », indique Madame Figaro. 8 pages intéressantes avec interviews de personnalités (Nicolas Hulot, Jean-Louis Etienne, Catherine Chabaud, Dominique Voynet, Jean-Marie Pelt...) sur 152 pages dont 60 pages de publicités exclusives, parmi une majorité d'articles navrants et de produits en tout genre (mais quoi... c'est Figaro Madame)... ça fait peu ! Je suis mort révolté contre l'ignorance, j'ai décidément beaucoup de mal à supporter la connerie, même involontaire. Je comprends maintenant pourquoi la poésie n'intéresse que quelques-uns, il y a trop de concurrence en face ! Tu veux parler ? Crier ? Achète un autre magazine. Il y en a plein, en cherchant tu finiras bien par trouver. Alors, pourquoi je tape sur Madame Figaro ? Et pourquoi pas ? Parce que la révolte me prend chaque matin et que j'ai beaucoup de mal à ne pas trouver un truc qui ne m'horripile. Donc, un autre jour je taperai sur les jeans Lewis, sur les magasins de vaisselle, sur les magasins de meubles, sur les supermarchés, sur les bijouteries, sur les hôtels trois étoiles... C'est vrai que je n'ai pas le profil vendeur. Il vaut mieux me donner de quoi me taire plutôt que de me voir entrer dans des débats d'idées qui amèneraient le système économique entier à la catastrophe. Donc, je prends chaque jour ma dose de médicaments, d'allocations familiales et de télévision pour éviter de propager ma rage qui, si elle pouvait sortir de ma cage dorée serait très néfaste à la consommation. Vous allez me dire : où est le rapport entre la forêt en Amazonie, Madame Figaro et le désir de décroissance ? Peut-être dans le fait que décidément ça va très mal. Alors, pour la forêt, je fais quoi ? Pour le Figaro c'est facile, je ne l'achète pas. Pour la décroissance, il y a France Inter. Mais pour la forêt, je fais quoi ?  Une balle dans la tête ? Au moins, je n'entendrai plus parler de ce bazar.

24/07/2006

Wish you were here

Syd Barrett, un des fondateurs des Pink Floyd, est mort le 7 juillet dernier des suites de complications liées à son diabète. Il vivait depuis son retrait du groupe dans la banlieue de Cambridge une existence paisible, s'adonnant notamment à la peinture. C'est une légende du rock psychédélique qui s'en va en laissant un grand vide et une étoile qui naît dans le ciel. Ce ciel que je contemplais dans le silence de l'adolescence, la musique du Floyd entre les oreilles. Au pensionnat, sur ma bicyclette, en maints endroits exigus j'ai usé les cassettes de ce groupe légendaire. Il y a de petites choses qui portent, des sons qui vous transportent, des rythmes universels, des choix esthétiques qui dès votre naissance orientent et accompagnent la vie. Adieu, Syd ! En dépit de toutes tes drogues, qu'est-ce qui t'a donc emmené, toi le diamant, le peintre, la légende ? Et brille ! Brille ! Tu as décliné l'invitation. Tu n'as pas supporté l'attitude des gens ordinaires. Tu as pris des drogues à la pelle car tu savais que la vraie vie se consume par tous les bouts, qu'une existence se mène de toutes les déraisons, et qu'il vaut mieux se détruire à petit feu que de se voir entrer dans la normalité, dans la norme, et qu'il ne faut jamais répéter les erreurs. Si seulement tu étais là maintenant, si toute une vie ne s'était pas perdue ! Nous nageons dans un aquarium en feu ! La terre brûle, Syd ! Ta drogue n'a pas suffi à anéantir le train-train des gens normaux ! Nous savons tous qui t'a assassiné, qui a brûlé tes paupières fardées ! C'est pas grave, Syd ! On les aura tous, un jour, à la longue ! On ne marchera pas sur ton tombeau. Nous ne laisserons personne ternir ton image. T'inquiète pas Syd, je ne suis pas près d'oublier la chanson. Un mort... c'est étrange, un mort quand ça apparaît. C'est bizarre la couleur blanche de la peau. Un costume de scène ? Une guitare flamboyante ? Des amplis qui crachent et hurlent ! Et une tombe... c'est triste une tombe ! Un sourire figé... ça arrive aussi. Alors, adieu ! La musique, ça reste, Syd. Ca reste. Si tu étais là. Si seulement tu pouvais être là. Il reste Roger, David, Nick, Rick et ces concerts fabuleux. La mémoire, ça ne part pas, Syd. Et puis, croyais-tu au ciel, au vent, à l'ombre ? Continue de briller, Syd. Une étoile, ça ne s'éteint pas. Ça brille.

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20/07/2006

Blanc sur blanc, Kazimir Malévitch

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Plongez du regard dans cette toile (celle-ci n'est pas accrochée au plafond) et posez-vous la question : Pourquoi le peintre a-t-il fait figurer un carré blanc sur un fond blanc ? L'énigme est entière et dépasse les frontières de l'Art. Peut-être est-ce que nous ne maîtrisons jamais ce que la Nature peut créer, et ce mystère, en peinture, prend la dimension d'une forme géométrique, interrogative à l'endroit de notre incrédule impuissance à comprendre le monde. Alors, le peintre fait ce qu'il sait faire, il fait sauter les verrous de l'incompréhension, propose une image brute, énigmatique, dépourvue de toute clef, laissant le spectateur face à son désarroi et à son ignorance. Toute notre vie, nous ne faisons qu'interpréter la plupart du temps un monde correspondant à notre quotidien, nous colorons des astres, nous distillons les discours, passant de la larve à des schémas de pensée sensés illustrer notre intelligence. Au bout du compte, nos certitudes se perdent, en attendant une mort à laquelle nous donnons la mission d'éclairer notre néant. L'esprit répond tant bien que mal à quelques questions. Nous comprenons le miracle de la vie quand il défie toutes nos interprétations. Qu'a voulu faire Kazimir Malévitch* en peignant ses formes géométriques, croix, carrés noirs sur fond blanc, puis blanc sur blanc ? Un autre artiste dispose à notre regard une toile vierge de toute intervention ! Est-ce la fin ou le début de l'Art ? Au final, nous sommes rendus à l'ignorance qui est la nôtre à tout moment de la vie. Les portes de la perception s'ouvrent ou se ferment à chaque pas. Malévitch a-t-il voulu dire que nous resterons à jamais muets face à ce monde, perdus dans nos interprétations, ou que désormais nulle limite n'entravera la naissance de l'esprit par l'Art ? Et puis, quelle interprétation est la plus apte ? Ne doit-on pas quitter toute tentative d'éclaircissement et se laisser rêver à un état exempt d'images, de mots, de sens ? Le monde brut serait alors par magie sous nos yeux, ce monde exacerbé dans nos rêves dont nous ne faisons que traquer l'inaccessible dimension. Le « Carré blanc sur fond blanc » de Malévitch est peut-être le rêve initiateur d'une angoisse métaphysique puisant ses racines dans le tragique d'un siècle sanglant et absurde dont l'horizon se serait éteint au fond d'un tableau monochrome.

 *Kazimir Malévitch (peintre) : 1878 - 1935

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17/07/2006

14 pétards

Le château de Talmont St Hilaire était en feu ce 14 juillet. Franchement, que pouvait-il se passer d'autre qu'un embrasement du ciel de quelques minutes ? Tout cela serait passé inaperçu si deux vendeurs ambulants ne s'étaient permis d'illuminer le ciel avec leurs ampoules rouges, vertes, jaunes et bleues. Moi qui n'avais pas eu le temps d'acheter ma Barbe à papa, j'ai rempoché mon billet et laissé quelques amis engueuler vertement le cuisinier qui n'eut d'autre justification que de déclarer : « - Vous devez être fonctionnaire... je travaille, moi ! » L'excuse imparable a valu un dernier geste de dédain et nous nous sommes tous en allés avec nos souvenirs de lampes vertes, rouges et bleues. Bref, quand un feu d'artifice déclenche une telle frénésie, il convient mieux de rester chez soi, d'écrire un poème ou de regarder une rediffusion d'une série à la télévision. Les pétards mouillés n'effacent jamais l'amertume et le petit Quentin se souviendra longtemps de son premier feu d'artifice. Alors, quoi ! Le 14 juillet c'est la fête à la Barbe à papa, au nougat et aux bonbons Haribo ! Alors, vive les 14 pétards !

06/07/2006

En vacances

Mot à Maux part en vacances pour voir si l'océan est toujours à sa place, si les oiseaux ne sont pas mazoutés et si la dune ne s'est pas envolée avec la dernière pluie. Les mots seront donc suspendus pour un petit moment et seront laissés dans leur bocal et la vie s'emparera des poissons. Je réserve à petit Quentin un voyage en bateau en espérant qu'il ne sera pas trop effrayé, de toute façon on restera où l'eau est calme, tiède et peu profonde. J'ai préparé le parasol, la crème solaire, les lunettes de soleil, le caleçon, le masque et le tuba, le sac pour le goûter, les espadrilles, les raquettes de Beach Ball... J'ai fait le plein de la voiture, il n'y a plus qu'à prendre le volant direction la mer ! Chouette ! On va pouvoir faire des châteaux de sable, s'amuser dans les vagues et se balancer des méduses à la figure ! On va pouvoir sauter à pieds joints du haut des blockhaus et siroter des grenadines à la terrasse des cafés. Et pas question de rater la finale et d'attraper des coups de soleil ! On peut quand même partir en vacances sans stresser quand même ! Bon, voilà, c'est parti pour une bonne semaine de repos, au moins !

04/07/2006

Toutes directions

Plusieurs chemins se présentent devant moi alors que les ténèbres sont proches. L'écriture poétique est du passé. Je n'ai pas nécessité de revenir sur mes pas. Je m'attache à une écriture païenne. Je rejoins celle de la conversation en écrivant quelques articles. Si je retourne mon esprit dans tous les sens, ce n'est pas grave. C'est affaire d'homme, de conscience. Nous sommes portés à nous regarder, à nous extraire de nous mêmes, nous cherchons à comprendre quelque chose. Et puis, on prend le chemin du retour. On retourne à la maison, au village, allégés d'un sac à dos trop lourd à porter. On redécouvre les siens, les choses simples, les bonheurs fugitifs. Si écrire est peu à peu être de plus en plus conscient de soi, alors un moment vient où nous englobons dans notre pensée les choses les plus mystérieuses et cette réalité qui est notre vaste monde. Bien sûr, il faut laisser des traces, ne pas s'oublier à soi-même. Mais la vie quand même ! C'est ça notre matière première, ce sont nos sujets de discussions. Comment ne pas s'engager, rester en arrière ? Puisque le monde est notre sujet, notre modèle. Trop de choses se passent. Trop de mauvaises pensées. Je ne peux pas partir sans pousser un cri. Après s'être regarder soi, face au miroir, après avoir sondé les abîmes de soi, il faut explorer ceux du monde. Je reste, du haut de ma tour, attentif à ce qui m'entoure. Se taire ? Se diluer ? Il y a trop de chemins, trop de directions, trop de pancartes le long de la route. Les prendre tous ou n'en prendre aucun.

02/07/2006

"Aux arbres penchés", Emeric de Monteynard

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L'écriture poétique correspond certainement à un temps de la vie, à un âge dans lequel l'esprit se trouve. La poésie est une clef afin de sublimer ce qui est en soi. Quelque chose d'essentiel se produit alors qui dépasse l'être. Aucun mot ne peut être étranger à la poésie. Elle qui agit par symboles, par métaphores, est affaire de langage. Le monde entier est langage depuis que le "Verbe" s'est fait "Chair". Je n'ai plus la force d'entrer dans une critique concernant la poésie, la mienne ou celle des autres. Il y a cette étincelle qui survient, ou pas. Certaines oeuvres sont plus importantes que d'autres en ce qu'elles touchent de plus près à l'essentiel, à l'indicible, au mystère, et qu'elles subliment aussi le lecteur en l'entraînant sur des chemins sur lesquels il n'avait jamais marché. Cette même recherche relie le lecteur et doit être la motivation de chacun. Il faudrait arriver, déboucher par quelque moyen que ce soit sur la "réalité". La poésie devrait être un moyen de s'approprier le monde, de sublimer son impuissance afin que le monde lui-même soit une oeuvre, que la vie soit poésie. Beaucoup de révoltes m'ont animé durant ma jeunesse et durent encore. Parmi celles-ci, que le mal que l'on fait aux arbres, aux forêts aux quatre coins de la planète est un crime contre l'humanité toute entière. J'ai vraiment de plus en plus de mal à supporter ce que je lis dans la presse : un chiffre indique qu'approximativement une surface de forêt équivalente à un terrain de football disparaît toutes les trois secondes. Comment rester silencieux ? Je ne veux pas être la génération qui aura vu disparaître la plus grande partie des richesses de la forêt tropicale ! Je me sens coupable car je sais, et aucun mot ne pourra m'enlever ce sentiment. Que les hommes s'entretuent entre eux est une chose, qu'ils dilapident la richesse des générations futures est intolérable. J'ai lu "Aux arbres penchés" d'Emeric de Monteynard dans cet état d'esprit. Ce recueil s'attache à décrire ce que nous ressentons en nous de sentiments quand on évoque "l'arbre", c'est-à-dire cet être qui puise de ses racines l'eau de la terre et qui flirte avec la lumière afin de composer son message terrestre et céleste. L'arbre est un organisme vivant que vénèrent les tribus anciennes pour son caractère sacré. Nous avons perdu cette relation avec la nature, cet amour qui nous relie avec les forces de l'univers. Comment peut-on s'imaginer que cette perte sera sans conséquences ? "Tu ne te disperses pas. Tu sais depuis longtemps que la mort est un problème, un vrai problème. Probablement le seul à devoir affronter - non à résoudre !" C'est notre relation avec notre écosystème fragile qui est en cause, ce sont aussi de réelles valeurs à retrouver que sous-entend toute relation avec la nature et le cosmos. "Un arbre qui tombe, d'ailleurs, c'est toujours un drame pour nous, les « sans racine »". « Sans papiers », « sans racine », « sans repères », « sans avenir »... C'est quand que l'on crie ? "A quoi bon laisser des traces... quand tout est accompli ?" se demande l'arbre... Nous, nous savons pourquoi. Nous savons quelles sont les urgences et les combats à mener, nous savons que l'écriture contribue à renforcer le grand organisme de la vie, et que surtout chaque action menée produit son sens. L'écriture poétique est sûrement un moment essentiel par lequel certains individus doivent passer. Ainsi peuvent-ils servir d'exemple et renforcer toute nouvelle énergie. A tout le monde de s'approprier la parole poétique. A chacun de garder les yeux grands ouverts.

18:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Envoyer cette note

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