27/11/2006

Poésie quantique II

Qu'y avait-il à l'ère de Planck* ? En effet, nous nous sommes éloignés du mystère de cette 10-43 seconde où le secret aurait-pu être révélé. Nous avons voyagé durant ces milliards d'années dans l'ignorance profonde des plans de notre créateur, voilà que la question de l'origine se pose encore une fois. Par quels détours un tableau passe-t-il avant de finir derrière une vitrine ou sur un mur d'exposition ? Comment les pigments des couleurs se sont-ils sédimentés avant de devenir jaune de Naples, bleu Turquoise ou vert émeraude ? Mais le vendeur s'en soucie-t-il ? Il se contente de savoir que les tubes sont fournis par Sennelier ou Talens et que plus il en vendra et plus son week-end sera doré ! Alors, il se fout de savoir si je suis malheureux ! Il se fout qu'il y ait un clochard qui crève dans la rue. Avant d'être peint à l'huile, mon tableau n'était que fibres de lin, térébenthine et terre ocre ou mauve. On remuait la pâte dans les usines, autour de recettes séculières. Il y a eu du rouge carmin, du bleu de Sèvres, de la terre de Sienne. Il y a eu mille explosions dans le ciel. Dix-mille nébuleuses se sont croisées. Ca partait dans des feux d'étoiles ! Mais avant ? Avant d'être un ciel, un chemin, un arbre... Avant 10-43 seconde ? Il y avait quoi avant la douleur de perdre la vie ? Avant que je serre les mains de grand-maman ? Il y avait quoi avant nos jeux dans le jardin et la balançoire ? Maman m'a parlé. Elle m'a dit : « - Regarde ! Le ciel. Tu vois, les étoiles. C'est là-bas que nous irons un jour. » Papa m'a dit : « - Prends tes pinceaux et dessine le soleil. » Alors, j'ai regardé en l'air, j'ai mis de la couleur. J'ai offert le tableau à grand-maman. Elle a dit : « - Comme tu es gentil ! » Alors, j'ai su qu'avant 10-43 seconde il y avait le sourire de grand-maman, le chat dans le jardin, les fleurs, la toile vierge sur le chevalet. Et avant ?

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23/11/2006

Connection

A l'heure qu'il est sur mon compteur kilométrique, je peux dire que si je me dépêche à réparer ma fusée je peux arriver à l'horizon de Proxima du Centaure d'ici 5 années-lumière, je peux même avoir le temps de m'arrêter acheter des cigarettes (ça va finir par me tuer) au tabac de Saturne et de m'enfiler cul sec un bon apéro ! Pourquoi aller là-bas et perdre son temps dans la nuit cosmique, alors que je pourrais rester ici à jouer au baby-foot ? C'est que Mot à Maux n'est pas sûr de passer l'hiver (-ah... tu dis ça... bah bah bah !) et les restrictions budgétaires me conduisent à rationner strictement les dépenses de Noël. A propos, je me suis promené dans ce magasin type Fnac. Ah les bouquins ! D'abord la peinture, Bacon, Cézanne, ensuite c'est le pique-nique, ensuite... L'œil est naturellement dirigé sur « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell, 912 pages... ça calme ! Dérangé par des conversations particulières, je me dirige sur les livres de cuisine : « Comment apprendre à un éthiopien à composer une salade niçoise » ou encore « Les secrets du bouillon de soupe pour les anorexiques », bref, le casse-tête assuré. Il y a aussi les livres sur les grosses bagnoles, les chevaux, les chiens (c'est dégueulasse), ou encore les stars d'Hollywood telles que Marilyn Monroe ou Ava Gardner. Les livres sur le bocage (j'habite en campagne), ou bien sur le bricolage : « Comment faire une cocotte en papier ». Bref, je me dirige sur les DVD et les CD, là... c'est le paradis sur Terre ! Rayon rock indépendant et promotions, je me dégote un vieux Radiohead, un bon Sonic Youth ou un My Bloody Valentine... Et puis comme je suis fatigué, je n'achète rien, sauf mes bouquins sur Bacon et Cézanne. Alors pourquoi Diable ! suis-je entré dans ce magasin et pour quoi foutre ? A part pour Bacon et Cézanne... juste histoire de faire un tour, de me frotter à la magie de l'enfance, quand on voit tout qui s'illumine et qui brille et qui en jette... Un DVD ! c'est pas rien ! c'est le top de la technologie, le top dans la vidéothèque, ça en jette un max ! Quand j'étais petit, je collectionnais les images de Spider-Man et je jouais aux billes à la récréation... bordel ! le bon temps quoi ! Ah les mômes aujourd'hui... tout fout l'camp ! Allons, allons, je suis pas encore vieux... j'adore les séries télé, les bêtisiers des Nuls et la tronche à toto qui joue de la clarinette ! Normal, je suis jeuns, chébran, il y a pas si longtemps je roulais en mobylette ! - Alors qu'est-ce qui t'a aigri ? Je sais pas... peut-être que je suis sur le point de franchir la barrière galactique... et de m'envoyer en l'air avec la Vierge Marie sur un astéroïde... ou bien je me casse le nez sur les hublots de la maladie... ça doit être ça, je suis malade et je refoule du goulot ! Donc, vive Proxima du Centaure, le café sur Saturne, la Fnac, le rock indépendant, les mobylettes et la Vierge Marie ! Quant à moi, je vais aller me soigner du côté du bistrot du coin et fumer un dernier clope, histoire de.

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17/11/2006

Marine

Si quelque chose me donne encore plus envie de gerber qu'un paquet de Gitanes maïs, après deux verres de vin rouge et un tour de manège, c'est bien le racisme et la xénophobie. Il faut dire qu'on est bien servi avec le croque-mort qu'est Philippe de Villiers et le borgne Le Pen, sans compter la haine du voisin de palier qui gueule contre l'étranger qui passe à sa fenêtre. On a été gâté en 2002, les fascistes sont toujours aussi cons et nous préparent un retour de la haine, toujours en opération depuis la nuit des temps. Malheur à celle qui passe voilée dans la rue, le grand croque-mitaine surveille dans l'ombre, prêt à surgir, à rugir, à sauter sur sa proie. Et puis quoi ! La blouse à l'école ! Pas de cours sur l'histoire des origines ! Les gamins de trois ans dehors ! Les parents à la mer et dans les charters ! Les ados au commissariat, les délinquants en prison ! Avec le programme de nos deux artichauts, les problèmes sont déjà réglés, monsieur Peltier et papy SS ont des réponses à toutes vos questions. Le pire, c'est bien le racisme du voisin, celui du plombier, de l'éplucheur de navets. Tous ces gens me donnent des boutons et des besoins pressants d'aller aux toilettes. « - C'est que la République est menacée, mon bon monsieur ! Les barbus sont là avec leurs grands couteaux, prêts à se jeter sur vos enfants et à les égorger ! La barbarie est là et la République sera bientôt islamique et le drapeau à croissant flottera bientôt sur l'Elysée ! Et ben oui ! Et dans les cités, c'est pareil, on va bientôt se croire en Afghanistan, il n'y aura bientôt plus que des barbus et des femmes en tchador ... » Ben, oui, les fachos sont comme ça, ils titillent vos points sensibles à coup de batte de base-ball et vous promettent les pires malheurs si jamais un seul étranger se pointe au bureau de tabac ! Et comme ils ont lu tous les livres, mais à l'envers, ils veulent te convaincre que les idées des Lumières étaient un tissu de mensonges, que la différence mène à tous les conflits et que rien de bien ne peut apparaître en dehors d'une société unique, pure et nationale ! Alors, les étrangers, ils voudraient nous convaincre qu'il faut les mettre dehors, les renvoyer dans leurs pays, « - parce qu'on ne peut pas, ils sont pas comme nous, leur présence est une provocation et un danger ! » Voltaire se retournerait dans sa tombe ! Alors, vive la différence ! Vive la présence ici d'autres cultures, d'autres histoires, nous sommes tous engagés dans le même bateau ! A quoi ça rime le rejet, la haine ? Est-on aussi con pour vouloir que tous les problèmes soient réglés par l'exclusion, la stigmatisation ! Pas de culture à l'école, pas de boulot pour les parents, pas de logements sociaux, pas d'allocations... Celui qui a le malheur d'être différent a déjà signé son arrêt de mort. Alors, je voudrais que monsieur de Villiers et ses sbires m'expliquent comment, nom de dieu ! ils vont bien pouvoir faire pour que les civilisations multiples, les peuples nombreux et les cultures différentes vivent ensemble sur une Terre caractérisée par tous les mélanges ! Comment, nom de dieu ! va-t-on bien pouvoir faire pour s'entendre enfin une bonne fois pour toutes ! J'ai la haine contre les fachos ici. Je ne cautionne pas les extrémistes ailleurs. Il faudrait seulement qu'on puisse, partout sur cette planète, se connaître, partager. Alors, vraiment, de Villiers, Le Pen et les fascistes me donnent envie de gerber. Peut-être parce que mon univers à moi englobe les différences, les cultures multiples et parce que face à un enfant innocent je ne peux que craquer. Peut-être parce qu'une société n'est pas un organisme unicellulaire mais un être composé de multiples entités.

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13/11/2006

Don't Give Up

Tu dis que le monde est pourri, que depuis la nuit des temps les hommes sont des salauds, et c'est bien vrai. Tu es seul à la fenêtre et tu écoutes Don't give up de Peter Gabriel. Tu t'en fous du bruit dehors et de l'agitation. Tu regardes les malheurs à la télévision, la même absurdité, la même frénésie, et toi tu n'as rien, et toi tu pourrais partir, comme cela, en claquant des doigts. Tu ne sais pas que tu vas entrer dans l'aliénation, que tu vas t'autodétruire. Ici, sur la table, un papier t'attend. Tu prendras le crayon en sachant qu'il pourrait aussi bien s'agir d'un revolver : la distance vaut-elle d'être parcourue ? Pourquoi ne pas partir, là, maintenant ? Tu sais que tu devras passer par des chemins fiévreux, des cauchemars, des renoncements à ce qui s'agite autour de toi. Alors, écris, jusqu'à ce que tes neurones explosent au-dessus de la ville. Arrache-toi les cheveux. Lacère ta peau. Tu pars loin de toi, loin du monde. Tu dilapides les secondes et les heures, tes lèvres brûlent. Là, tu t'arrêtes devant la fenêtre et tu te dis : « - Le monde est pourri mais j'y peux quelque chose. Il me suffit de crier et je serai entendu. Je ne suis pas comme ces passants qui courent sous leur parapluie. Je peux élever mon regard et mes yeux transformeront la pluie en des flocons d'argent. Je renonce à moi, à mon corps. J'accepte d'être terrassé par l'orage. » Alors, les nuages se dissipent, les passants se mettent à chanter et la télévision donne enfin des nouvelles de l'au-delà. Il y a toi et ta chambre des années plus tard. Tu te retournes avec effroi sur ta vie, mais avec la satisfaction d'être arrivé jusque là. Certes, tu es anéanti. Tu pleures sur ta douleur et celle du monde. Lui-même est toujours aussi sombre. Mais au moins, tu te dis que tu peux partir maintenant. Tu cries. Tu t'élèves au-dessus des nuages. Tu sors de l'ombre. Toute la lumière perdue réapparaît. Toute ta douleur se dissout sous la pluie des constellations. Vers quel ciel vas-tu ? Vers quel être ? Le monde insensé ne te retient plus. Tu flottes dans la poussière des photons et des anti-particules. Derrière toi le monde s'est métamorphosé en un papillon d'or.

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08/11/2006

Ava Adore

La caissière me regarde dans les yeux : « - Alors, fini ? » J'ai envie de lui dire : « Oui. J'ai vu un vieil homme tomber sur le trottoir à la tombée de la nuit, et un immeuble s'est effondré, la grande barrière de corail disparaît, nous tomberons nous aussi. » Et alors que je prépare ma carte de crédit, j'entends la mégère qui râle contre son gamin : « - Tu n'écoutes pas ! Tu vas finir par te ramasser une calotte si ça continue ! » Moi je pense combien nous sommes tous emportés à ne considérer que des choses sans valeur, des détails insignifiants, à l'impossibilité d'élever notre regard. Et je rêve de quelque chose de plus haut. Les rayons sont pleins, tous les néons sont allumés. Il n'y a rien à comprendre de logique, nous sommes des fourmis engagées dans la construction de je ne sais quel édifice. Alors je dis à la caissière : « Oui. J'ai la carte du magasin et je paie par carte bancaire. » Elle me fait un grand sourire. Et alors que je m'éloigne, je lui dis : « Un jour je t'emmène au Paradis, Baby. » Putain, quel froid. Je trotte avec mon petit sac à dos, glacé comme au pôle Nord. Et j'apprends à la radio que ça se réchauffe, il va même falloir bientôt mettre le T-shirt. Les glaciers fondent, la mer monte et les forêts brûlent. Une autre valeur monte : la connerie humaine. Il va bientôt falloir en exporter sur Mars, au niveau actuel, là, ça sature. Et je fais quoi ? Je sais pas. Si t'as pas trop l'âme révolutionnaire, tu la fermes et tu te dissous dans la vie réelle, tu t'éclipses dans la rue. D'accord. Il faut gouverner la rue. Sinon il te reste le miroir pour tenter d'effacer ce rictus. Et je me dis quand même : « Putain, la forêt quand ça crame ! » Sinon, moi je m'en fous : j'en ai pas pour longtemps. Avec tous ces siècles d'Histoire, il est presque mieux de foncer contre un mur à cent kilomètres à l'heure. Mais bon. On va pas se laisser avoir. Il faut déclarer la Guerre Mondiale contre la connerie ! Moi, j'ai dans l'idée d'aller finir mes jours au Tibet. Allez. Quoi. La caissière, c'est pas grave, tu en trouveras une autre. C'est sûr, un jour, je l'emmène au Paradis.

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05/11/2006

Méditation

medium_S00399.jpgLa réalité tourne autour de nous comme une planète étrange. On voudrait dans nos vies un peu de merveilleux, d'inhabituel, de mystères. Mais il n'est pas nécessaire de recourir à des prophéties d'êtres illuminés pour se sentir habitants terrestres d'une réalité mystérieuse. Ce n'est pas Raël qui nous émerveille mais la Science. Encore que toute théorie soit digne d'intérêt, comme par exemple celle qui annonce l'Ascension vers la cinquième dimension au 21 décembre de l'année 2012 et qui révèle les activités de vaisseaux extra-terrestres en position autour des planètes de notre système solaire. Tout est possible, pourquoi pas. On verra bien, à l'heure dite. Moi, ce qui me fait rêver c'est l'espace, la sensation à chaque instant d'avancer toujours plus loin vers les mystères du cosmos, et la sensation d'appartenir à ce cosmos depuis des millions d'années dans un univers né d'un Big Bang originel, début du temps et de notre aventure quantique. Je me dis que la Science recherche une vérité du monde parmi tant d'autres mais que cette vérité n'est pas unique : tous les scénarios ne sont-ils pas possibles ? L'Humanité est descendu dans l'Absurde au temps de l'Holocauste. On pourrait imaginer une rémission ultime, comme une vie après la mort, comme un monde qui nous attend et que nous n'imaginons pas encore. Puisque vivre, écrire, penser revient à élever notre âme dans la perspective d'un au-delà qui un jour ou l'autre devrait s'ouvrir à nous, puisque les Religions participent de cette croyance ultime et que la Science nous donne des éléments pour tenter de comprendre ces phénomènes, tout ce que nous faisons est orienté vers cette fin et accompagne nos actions dans toutes les hypothèses qui s'offrent à nous. Ne recherchons-nous pas sans cesse un autre état qui corresponde à celui du monde ? Ne cherchons-nous pas à nous extirper de notre cécité ? Enfant, tous les rêves sont possibles, et puis le jugement se fonde sur des contextes précis, sur des mesures, des observations. L'écrivain tente de se découvrir, l'astronome se fie aux étoiles. Et tout cela participe à l'enrichissement culturel. Mais qu'en est-il de la véritable et incontestable Vérité ? Cette question que chaque physicien se pose au fond de lui-même ? Quelles sont les réponses à notre quête incessante ? Qui peut le dire ? Sinon celui à qui a été révélé ce secret. C'est pourquoi je ne crois à aucun dieu, je crois en la Science et à sa faculté d'élargir mes horizons. C'est pourquoi je fais confiance à la mort pour me révéler le visage de l'au-delà. C'est pourquoi je ne serai jamais satisfait des réponses, même des plus précises, que chaque instant de la vie pourrait me révéler.

02/11/2006

Ils sont là !

medium_OVNI-18.jpgL'information est capitale. Laissez tomber votre bouquin de science-fiction et accrochez-vous à votre chaise : les extra-terrestres sont parmi nous ! L'information courait depuis quelques années, puisque de nombreuses observations ont été réalisées, depuis l'espace lors des célèbres missions Apollo, jusqu'aux essais secrets d'engins mystérieux au-dessus de la fameuse Zone 51, en passant par les récits d'enlèvements et de disparitions qui jusqu'alors n'étaient que des faits divers. Voici que les témoins de soucoupes volantes ne seront plus pris pour des affabulateurs, puisqu'une assiette plate vient d'atterrir dans mon jardin sous les yeux éberlués de nombreux témoins qui n'en reviennent pas encore. En ce moment même, je suis en train de discuter avec Zorglub XXIII, chef suprême de la colonie des Icariens venus jusqu'à nous à bord d'un détachement de leur vaisseau-mère, lui-même en provenance de l'hyper-espace... Mais d'où viennent-ils ? De l'énigmatique planète Z découverte récemment par des astronomes américains dans la constellation du Sagittaire. A quoi ressemblent-ils ? Ils ont la tête au carré mais n'ont pas de cheveux. Zorglub XXIII fait un mètre cinquante et ses compagnons ont tous le même costume gris-vert. Ils nous ressemblent en fait de très près et sont capables de parler notre langage et même de devancer nos paroles. Je n'ai pas trop le temps de m'attarder puisque nos amis m'invitent à visiter leur soucoupe (qui ressemble de très près à une cocotte de chez Moulinex) et je m'empresse de les suivre. Au cas où je ne reviendrais pas, je lègue tous mes jeans et mes bouquins à Emmaüs, afin de participer à la réinsertion de tous les Compagnons. J'ai un peu les boules et les guirlandes de partir comme ça à 52 jours de Noël, mais quoi... il s'agit là d'une rencontre du 3ème type extraordinaire et pour ainsi dire historique, puisque nos amis se sont dits prêts à nous révéler de mystérieuses informations telles que la vérité sur notre propre Création et le pourquoi des nouilles qui cuisent en trois minutes dans un monde où l'essence est de plus en plus rare. Bref, je m'empresse d'enfiler mon manteau (glaglagla ici) et je file rejoindre mes nouveaux amis... Leur soucoupe fait des étincelles et y a des lumières qui tournent de partout, ça va être une sacrée soirée !

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