Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Il est né !

  • Mot à Maux n°11

    S'il vous reste un peu de sous après cette période de fêtes, vous pouvez toujours commander un petit Mot à Maux en téléchargeant le bulletin ci-dessous. Pourquoi lire de la poésie en ces temps de repli social ? Quelle utilité alors que les transports nous emmerdent et que le métro est bouché ? Ca va changer ma retraite ? Vous n'avez rien de plus sérieux à me proposer ? Non, je ne vais pas changer votre vie, c'est juste de la poésie ! Et à quoi ça sert ? J'aurai toujours la même gueule demain matin dans le miroir ! Mot à Maux, c'est le prix d'un hamburger, 4 euros ! Ici c'est une maison honnête, on ne vous vend pas du Coca Cola comme TF1 ! On vous vend de la révolte en boite de 10 kilos ! J'entends ne pas me laisser faire par le marché, je serai bientôt coté en bourse. Peut-être ma voix n'est-elle pas audible ? Peut-être avez-vous le sentiment de mon illégitimité ? Allons, je suis bien d'accord, tout cela ne sert à rien ! A-t-on besoin de poésie aujourd'hui ? N'y a-t-il pas des choses plus importantes ? Non, dira le poète ! A la bonne heure ! Peut-être que Mot à Maux a des chances de ne pas finir à la poubelle !

    Bulletin de commande du numéro 11

  • Mot à Maux n°10

     

    Le numéro 10 de Mot à Maux vient de paraître. Au sommaire : Hélène Decoin, Eric Dubois, Flora Delalande, Eric Jaumier, Sharon, Daniel Martinez, Nadine Travacca, Hervé Martin. Il peut être commandé grâce au bulletin ci-joint.

    Les numéros s'enchaînent, l'année ayant été bien occupée chez Mot à Maux. A peine le numéro spécial imprimé, voici un nouveau numéro, qui sera suivi (dans une quinzaine de jours) du numéro 11. Bon, l'essentiel est que le travail ait été réalisé... Alors que la grève est annoncée à la SNCF, j'espère que les lecteurs de Mot à Maux prendront leur train à l'heure, malgré les retards à l'allumage... Les mouvements sociaux n'épargnent pas les revues de poésie, mais nous œuvrons pour une parole libre et révolutionnaire. Ah ! Les temps ne sont pas à la poésie ! Comment le seraient-ils, vu le mépris que nous inspirons ? Allons, c'est dans ma nature d'être grognon... Mais je ne suis pas si méchant !  Je ne prends pas les armes, je ne lance pas de cocktail Molotov, je ne brule pas les voitures. Je n'ai que la liberté d'expression, qui ne casse pas trois pattes à un canard.

    Pour ainsi dire, je ne sers à rien. La liberté de penser est notre seul lot. C'est là que s'inscrit notre responsabilité. Après tout, c'est quelque chose qui nous concerne nous ! Ce sont nos poèmes, notre identité. Me dire que je sers à quelque chose est pour moi important. Dans ce nihilisme contemporain, j'ai la faiblesse de croire en la parole, comme arme véritable des peuples dans leur insurrection. Puisque nous n'avons que les mots, nous en sommes responsables  à notre échelle. Moi, je lutte pour l'émancipation de toutes les paroles, naïf que je suis de voir en la poésie une quelconque utilité sociale.

    Car notre domaine, c'est la poésie. Nous ne sommes pas dans la rue, à brandir des pancartes, nous œuvrons dans le silence du livre. Et en même temps nous sommes faits d'une multitude de personnalités. Alors, trouver sa place... dans l'écrit, le parlé, dans l'action, la révolte, la politique... croire que nous sommes partie du tout ! Dans cette posture bancale, chacun essaie de se construire, de se déterminer.

    La parole poétique est diverse. Je recherche le consensus. Car chaque acte est utile. Chacun a sa place dans ce monde. Pour peu qu'il regarde, qu'il se positionne face à ce monde. Mot à Maux recherche une diversité de paroles sachant nous éclairer, nous faire mûrir, réfléchir. Mon travail est de rassembler les talents, de porter la voix de chacun. Je suis à la recherche du meilleur, sans dogme, sans a priori. Je ne donne pas de leçon, je ne dénigre pas... je recherche ce qui fait sens.

    J'espère que le lecteur se retrouvera dans chaque numéro de Mot à Maux. Je recherche des voix. Et surtout des voix nouvelles. Ce qui peut contribuer à élever la poésie dans un monde où on l'ignore, et toujours injustement.

    Bulletin de commande du numéro 10

  • Poètes du Semainier

    Le numéro spécial Poètes du Semainier vient de paraître. Il s’agit d’un hommage à la collection de poésie dirigée par le poète Jean Hourlier. Car le Petit Pavé, en plus d’être un éditeur régional aux multiples facettes, publie depuis 1996 de la poésie. Ainsi, Mot à Maux publie-t-il, dans ce numéro de 92 pages, des poèmes inédits des auteurs de la collection. Seuls trois d’entre eux manquent à l’appel. « Que sont-ils devenus ? » : voici le point de départ de ce projet dont la réalisation a duré six mois. L’ambition de Mot à Maux a été de donner la parole aux poètes du Semainier en leur laissant le libre choix de leur contribution. Devant la qualité des poèmes reçus, je n'ai pas voulu effectuer une sélection particulière. Ainsi, ce numéro 9 de Mot à Maux a-t-il la saveur particulière de la liberté poétique nue, dévoilée au grand jour. Autant d’âmes qui s’expriment, autant de consciences qui se dévoilent dans le geste de la parole… Les auteurs du Semainier ont déjà effectué un bout de chemin. Nombre d’entre eux cumulent une activité annexe liée à la lecture ou à l’écriture. La poésie, en plus d’être diverse, est reprise dans le quotidien par des voix responsables et actives. C’est tout le mérite de ces poètes qui voient dans leur discipline une mission sociale communicative. Le mot vit dans la sphère du réel, il vibre dans chaque être, dans chaque écriture. Ici la poésie est présence au monde. Editeur régional, le Petit Pavé lutte quotidiennement pour la littérature. Loin des grands médias formatés, il porte un combat différent lié à l’urgence de la parole, donnant à chacun la possibilité de s’exprimer librement. Car c’est bien ici qu’une émulation existe, loin des grands axes le l’édition de masse qui ne partage rien sinon le mépris envers les plus petits et les plus faibles. Ici, la liberté existe réellement, elle n’est pas liée au grand marché de l’édition dont nous connaissons tous les détenteurs. Une résistance s’est mise en place, un combat s’est engagé contre le formatage et le monopole des puissants. Mot à Maux sème une pierre sur son chemin en rendant hommage aux auteurs et à la collection du Semainier. Pour que la poésie vive et que les poètes survivent.

    Daniel Brochard

    Bon de commande de Mot à Maux n°9

    Site du Petit Pavé