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Il est né !

  • Poètes du Semainier

    Le numéro spécial Poètes du Semainier vient de paraître. Il s’agit d’un hommage à la collection de poésie dirigée par le poète Jean Hourlier. Car le Petit Pavé, en plus d’être un éditeur régional aux multiples facettes, publie depuis 1996 de la poésie. Ainsi, Mot à Maux publie-t-il, dans ce numéro de 92 pages, des poèmes inédits des auteurs de la collection. Seuls trois d’entre eux manquent à l’appel. « Que sont-ils devenus ? » : voici le point de départ de ce projet dont la réalisation a duré six mois. L’ambition de Mot à Maux a été de donner la parole aux poètes du Semainier en leur laissant le libre choix de leur contribution. Devant la qualité des poèmes reçus, je n'ai pas voulu effectuer une sélection particulière. Ainsi, ce numéro 9 de Mot à Maux a-t-il la saveur particulière de la liberté poétique nue, dévoilée au grand jour. Autant d’âmes qui s’expriment, autant de consciences qui se dévoilent dans le geste de la parole… Les auteurs du Semainier ont déjà effectué un bout de chemin. Nombre d’entre eux cumulent une activité annexe liée à la lecture ou à l’écriture. La poésie, en plus d’être diverse, est reprise dans le quotidien par des voix responsables et actives. C’est tout le mérite de ces poètes qui voient dans leur discipline une mission sociale communicative. Le mot vit dans la sphère du réel, il vibre dans chaque être, dans chaque écriture. Ici la poésie est présence au monde. Editeur régional, le Petit Pavé lutte quotidiennement pour la littérature. Loin des grands médias formatés, il porte un combat différent lié à l’urgence de la parole, donnant à chacun la possibilité de s’exprimer librement. Car c’est bien ici qu’une émulation existe, loin des grands axes le l’édition de masse qui ne partage rien sinon le mépris envers les plus petits et les plus faibles. Ici, la liberté existe réellement, elle n’est pas liée au grand marché de l’édition dont nous connaissons tous les détenteurs. Une résistance s’est mise en place, un combat s’est engagé contre le formatage et le monopole des puissants. Mot à Maux sème une pierre sur son chemin en rendant hommage aux auteurs et à la collection du Semainier. Pour que la poésie vive et que les poètes survivent.

    Daniel Brochard

    Bon de commande de Mot à Maux n°9

    Site du Petit Pavé

     

  • Editorial n°8

    Le numéro 8 de Mot à Maux est sorti de l'imprimerie. Il s'agit du numéro de mars qui, comme le printemps, s'est fait attendre ! Mais le voilà, éclos dans un jardin de cerisiers, portant les marques de l'actualité et la sensibilité des auteurs.

     

    Éditorial

    À l’origine du monde, la poésie… Certainement ! Comme un mot qui s’écrit sur la page blanche. Et avant que le livre ne s’entrouvre ? Y avait-il la main de l’écrivain ? Qui a écrit le premier poème ? Toutes sortes de questions pour savoir ce qu’il y avait avant… Avant le Big Bang. Rien, me direz-vous ! Le monde est né du hasard. Mais « Dieu ne joue pas aux dés » (Einstein). Le poème avait un plan, une structure pour dire l’avant et l’après, le bien, le mal. Dans les galaxies de la poésie, il y a des supernovas qui riment avec le chant des cygnes, des trous noirs sans fin, des soleils bleus comme des montgolfières. Ne faut-il pas adhérer à une « religiosité cosmique » ? Les étoiles ne sont-elles pas comme des milliers d’atomes… Notre vie est liée à celle de l’univers. Le poète sait dire les structures intimes des photons et des astéroïdes, dévoiler le monde ici-bas et les oraisons du ciel. Le poète est-il l’œil de dieu ? La création du monde ne répond-elle pas à celle d’un poème ? On se posera toujours des questions essentielles qui n’auront pas de fin. Et nous marcherons en songeant à tous ces mystères. C’est là le chemin de l’homme. Savoir si bien dire ce qui se cache au sein de l’esprit et des constellations… Le poète, dans son infini questionnement, sait dire les choses essentielles. Son chant résonne comme le rayonnement fossile de l’univers. Et nous savons son désespoir ! Allons, ces mystères nous portent, alimentent notre réflexion. Il faut dire la présence de l’esprit en toute chose. Porter un regard vers la naissance des nébuleuses. Il sera encore temps de désespérer plus tard. Le monde peut attendre. La poésie est là pour dire l’infini mystère de la pensée de l’homme.

    Daniel Brochard

     

     

  • Mot à Maux n°5

    medium_6.jpgSi entre deux mi-temps de football, vous avez le temps de vous consacrer un peu à la poésie, je vous informe que Mot à Maux n°5 vient de paraître au prix très compétitif de quatre euros. Evidemment, nous n'avons pas de moyens comparables à tous les sponsors de notre sport favori, mais est-il inutile pour autant de lire un peu autre chose que la soupe servie à heure fixe par les médias et par maman ? Je laisse la question ouverte en sachant qu'il ne peut y avoir de réponse, bref... 20 auteurs tout rond sont au sommaire de cette livraison : Maryse Satgé d'Alto, Eric Dubois, Fabrice Marzuolo, Agnès Schnell, Dany Sénéchaud, Gérard Paris, Monique Foïs, Hervé Martin, Mireille Disdero, Patrice Maltaverne, Jean-Baptiste Pedini, Philippe Bray, Anne Poiré, Daniel Brochard, Gaétan Loubignac, Gérard Lemaire, Lise Debelroute, Yvette Vasseur, Max Philippe Morel et Rodolphe Olcèse. Pour prouver que nous ne planons pas sur un nuage rose, les auteurs se sont aussi prêtés à un petit jeu d'expression libre, en s'emparant de ce qui coule en eux, c'est à dire une parole dépourvue de barrières et livrée à l'exploration de la vie quotidienne. Je suis convaincu que la poésie réalise une certaine préhension du monde et des sentiments en soi, qu'elle peut amener à des révolutions personnelles et à des dépassements capables de renouveler l'être. Si je pense que nous vivons aujourd'hui un grand péril, c'est que je suis de plus en plus alerté des manques qui se creusent au sein de notre civilisation. Il faudra des prises de conscience susceptibles d'affirmer une fois pour toutes les valeurs humaines. Si la poésie peut, un instant, apporter quelque chose, ouvrir les yeux sur l'intérieur et sur le monde, alors peut être n'est-elle pas perdue pour tout le monde. La poésie peut empêcher un train de dérailler. Elle peut retenir quelqu'un de sauter, elle peut casser les miroirs, détruire les murs, renverser l'ordre établi. Attention, matière dangereuse ! Attention, message susceptible de déranger les plus jeunes spectateurs ! Prière de prendre gants et protections ! Nous sommes en quête avide de sens ! La poésie est partout, dans les rêves, sur les aires d'autoroute, au supermarché, la poésie hante les Assedics, coule le long des clochers d'églises ! Mais si on se trompait ? Si tout cela ne servait à rien ! Si nous étions encore victimes d'une fantastique illusion ! Si nos mots étaient vains du début à la fin ! Alors, il conviendrait de retourner à nos publicités, de rallumer la télévision, de regarder la seconde mi-temps. Bref, Mot à Maux coûte quatre euros. Vous pouvez commander en m'écrivant un mail, je donne l'adresse de la revue par ce biais.