26/10/2005
Abonnement
Il est là, tout chaud ! Le dernier Mot à Maux sorti des griffes de la photocopieuse... Comme promis, voici un lien vers le bulletin d'abonnement. Pas besoin d'attendre Noël et ses cadeaux pour vous faire plaisir et en faire bénéficier vos proches. C'est la maison qui régale ! J'espère que le menu vous plaira. Chez Mot à Maux on pense à ceux qui écrivent et réfléchissent, on pense à défendre une autre forme d'expression, à ce que disent les poètes. On pense aussi qu'il y a beaucoup à faire en poésie, qu'il convient de toucher un lectorat qui ignore peut-être l'existence de cette autre forme de parole, que beaucoup de talents et d'identités doivent se rencontrer pour que la poésie vive, pour qu'une réflexion s'engage à l'endroit même de la poésie et qu'enfin chacun y trouve quelques repères pour se conduire dans la vie. Voilà, voilà. A vos claviers, à vos timbres et à bientôt !
20:55 Publié dans Il est né ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/10/2005
Annonce du n°3
Mot à Maux n°3 est bouclé et n'attend plus que le passage à la photocopieuse. Avec un mois de retard... mais la fin justifie les moyens ! Au sommaire : Maurice Niffaels, Alain Serge Dzotap, Lise Debelroute, Fabrice Marzuolo, Nathalie Cousin, Zamian, Jean-Marc La Frenière, Cristina Onofre, Daniel Brochard, Kelig Nicolas, plus l'habituelle revue des revues. Voici l'occasion de lancer les abonnements, sans quoi la revue perdrait inévitablement son souffle. Le temps de m'organiser, de prendre confiance, de poser mes marques, pour partager notre amour commun de la poésie, et de répondre à l'attente de ceux qui souhaitaient s'abonner. Je joindrai ici très bientôt un bulletin. J'attends d'avoir les exemplaires en main... superstition sans doute. Mais quoi, c'est là et bien là, fruit d'un travail accompli dans mon nouveau logement, un changement de domicile étant toujours difficile à gérer et qui m'a valu ce mois de retard ! La revue a publié certains poètes déjà bien rôdés à l'édition et des noms nouveaux, certains rencontrés sur le web, d'autres au fil de mes lectures ailleurs. Je me rends compte que beaucoup de poètes écrivent sur leur propre site. Je publie des textes issus d'Internet lorsque ceux-ci me semblent assez aboutis, et non pas systématiquement tout ce que je reçois. Le support écrit traditionnel, en plus d'une valeur sentimentale, est le garant d'une qualité d'expression que je recherche. Cependant, la poésie est aussi ailleurs, ici ou là, et ce n'est pas parce qu'un auteur n'est pas publié qu'il est mauvais. Comme on a pu le dire, il n'y a pas de talents maudits, car tout talent est tôt ou tard reconnu, mais il y a de multiples voix anonymes qui méritent d'être entendues. Comme il a été dit, "la poésie doit être faite par tous." Ce n'est pas parce qu'on s'appelle un tel ou un tel que sa poésie est forcément meilleure. Ce n'est pas parce que les médias s'intéresse à quelqu'un que son talent doit être obligatoirement reconnu. Seulement il y a des modes, des principes obscurs propres aux médias qu'eux-mêmes ne maîtrisent pas. (C'est pour cela qu'on a inventé le formatage, afin de maîtriser ces flux qui rapportent beaucoup d'argent...) Je suis intimement attaché à la publication de la poésie qui en France dispense tous les efforts pour continuer à exister. C'est dans l'optique de diversifier et de valoriser cette publication ( 0,2 % de l'édition actuelle) que la revue existe, pour donner à chaque voix un écho de sa valeur. C'est à la condition qu'elle s'ouvre et se diversifie que la poésie survivra et non à coup de plans et de stratégies commerciales. Il convient de donner vie à ces voix afin que la poésie ne soit pas cantonnée dans des ghettos. Il convient de défendre le support écrit traditionnel bec et ongle contre tous les monopoles, pour la richesse et la diversité de l'expression. Il n'y a pas d'opposition de fond entre Internet et la publication traditionnelle. Si celle-ci ne peut grandir que par plus de démocratie et d'initiatives, un bon texte doit pouvoir être lu partout. La poésie doit vivre et véhiculer son message sous toutes les formes. La poésie doit être lue, dite, criée... Cette longue digression pour rappeler l'attachement de Mot à Maux à la liberté d'expression, à toutes les formes de contestations. Ce n'est qu'en tirant un peu sur la ficelle que le voile finit par tomber, il n'y a pas de petit pas lorsqu'il s'agit de parler dans le monde des idées.
01:00 Publié dans Il est né ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16/10/2005
" L'arrivée d'Internet est une bénédiction" , Libres paroles
"L'arrivée d'Internet est une bénédiction". Voici un texte, paru sur le site http://revue.hauteurs.free.fr/ qui a le mérite de poser une idée claire. Pour ceux qui sont régulièrement confrontés à la question de l'utilité de l'écriture voici un apport tout à fait intéressant. Faut-il être malheureux pour écrire, seul, désespéré ? Si comme le disait Chateaubriand "aux yeux de l'avenir il n'y a de beau que les existences malheureuses", faut-il désirer pour autant que tous les auteurs soient malheureux et maudits ? Jean Plasmans a choisi et ne peut plus écrire sous l'influence de l'incertitude et de l'angoisse. Il est sûr que l'angoisse est effrayante, autant que le vide. Mais écrire en étant tout à fait heureux ? Et quoi dire ? "Je t'aime, il fait beau" ? Non, le malheur procure toujours cet avantage que l'artiste possède là une base solide sur laquelle bâtir une oeuvre. C'est la sensation de n'avoir plus rien à dire qui tue l'œuvre, et quoi dire si l'on est tout à fait heureux ? Pour écrire il faut donc se positionner face au malheur. Résoudre les contradictions sans avoir la sensation permanente de ce manque du malheur en soi. Les hommes sont suffisamment malheureux, il n'est pas nécessaire d'apporter de nouvelles tortures. Le mal est là parmi nous, nous avons suffisamment à dire. Internet permet à chacun d'avoir une fenêtre à soi sur le monde. Il échappe à l'activité mercantile et aux "bâillonneurs de tout poil". Par ailleurs, Internet pourrait-il tuer le livre ? Internet est-il un réservoir de non-qualité, de débauche et d'analphabétisme ? Voilà une angoisse que certains acteurs du livre doivent légitimement avoir. Et si tout à coup on ne lisait plus ? Si on n'achetait plus de livres ? Ce serait la fin de siècles d'évolution et de progrès chèrement acquis à la liberté, une tradition de la langue française ! Angoisse encore ! Rassurons-nous Internet ne sera pas le fossoyeur de la littérature. Au contraire, ce nouveau moyen d'expression permettra la démocratisation encore nécessaire d'une édition qui croule sous les factures, sous le couperet permanent des non-lecteurs. La poésie n'a pas attendu Internet pour ne pas se vendre ! Il faudrait rechercher la cause ailleurs, peut-être dans l'appauvrissement de certains médias d'expression, dans la nécessité de vivre à toute vitesse et sans le recul de l'interrogation. Internet permettra aux acteurs de n'être plus seuls, isolés, malheureux, cela permettra un renouveau de la liberté d'expression et non son anéantissement. La médiocrité sera vite balayée, les sites à contenus sortiront toujours la tête de l'eau. Accuser Internet d'être un repaire de cancres peut s'appliquer à une certaine tendance, pas lorsqu'il s'agit de défendre la liberté d'expression et la richesse de la culture. Accuser Internet de monopoliser les esprits, d'exercer sur eux un lavage de cerveau, c'est oublier tous les progrès, toutes les rencontres, tout l'apport qu'il peut représenter dans bien des domaines. La poésie n'est pas seule, il y a la culture sous ses différents aspects, la liberté de chacun d'occuper le village planétaire. La poésie, comme tout autre activité est représentée sur Internet. Elle ne sera pas sa propre fin. Au contraire, cela sera une expérience qui lui permettra de grandir, de s'affirmer sous toutes ses formes. L'angoisse humaine continuera d'exister avec ou sans Internet. Peut-être celui-ci permettra-t-il une meilleure expression de la production et de l'intelligence. Lecture : " L'arrivée d'Internet est une bénédiction" sur le site :
23:30 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/10/2005
"Derrière la vitre", Paul Kodama
Paul Kodama, après "La nuit du chômeur" dont j'ai publié un extrait dans le n°1 de la revue, revient sur le site Hache avec "Derrière la vitre". Un texte fort qui nous invite à faire un peu de géographie, l'auteur habitant en Bolivie, sa nouvelle est une photographie de la vie sociale de ce pays tourmenté par la corruption. Le texte est écrit sous la forme d'un tableau, comme pour mieux énumérer les malheurs du quotidien, pour nous en dresser une liste. Le ton est celui d'un homme conscient de la réalité, plein d'ironie et de critique à l'endroit de la société dont il dénonce les travers. Prostitution, drogue, délinquance, chômage, répression armée, et toujours la présence du sang à la télévision, cette même télévision qui nous fait miroiter les bienfaits du capitalisme... Mais la réalité est bien loin du rêve, le capitalisme connaît ses revers, son influence se fait fortement ressentir au travers de la corruption. L'art ici est montré comme un commerce et la littérature un rêve bien éloigné. C'est le réel, les travers d'une société et d'un système que Paul Kodama veut nous montrer à la façon d'un journaliste à travers son reportage. Le texte laisse beaucoup de blancs, à nous de les compléter, de faire l'addition, de tirer des statistiques. Cette forme d'écriture n'est pas un jeu, elle est une façon de marteler dans les esprits une misère sociale et la violence d'un pays. Elle nous invite à nous impliquer nous même, à en retrouver les causes, à tirer des hypothèses, à émettre des avis. Cette écriture est un engagement, elle est au plus près de la réalité. Le style de Paul Kodama est celui de tout artiste, il est une cristallisation, une synthèse, un regard dont on ne saurait ressortir indemne. "Derrière la vitre", derrière l'écran ou au volant d'une voiture, le regard de Paul Kodama est aussi une interrogation sur notre propre regard.
Adresse du site Hache : http://www.dtext.com/hache/
22:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05/10/2005
Microbe n°31

Je reçois le nouveau Microbe plus que jamais allumé. Son but : « diffuser une littérature sans autre prétention que celle de diffuser une littérature sans la moindre prétention mais peut-être pas vraiment inutile. » Rappelons que l'écriture est une affaire d'esprit, qu'aligner des mots est accessible au profane. Un poème est une affaire d'engagement aussi spirituel que social. Il faut être un peu fou pour écrire, ou comprendre que rien ne va plus, que le sens nous échappe et qu'il faut le rattraper. Alors il convient de courir vite, parce que le sens ne vous attendra pas ! Soyez vigilants et ne sombrez pas dans la folie ! Là, à la frontière, vous puiserez à la source et ce que vous direz sera essentiel. Microbe accueille des poèmes qui ont une langue, un sens, et la forme d'un engagement. D'où viennent-ils ? Quelles mains les ont créés dans l'ombre ? Oui, tout est une affaire d'ombre, d'influence et de travail solitaire. Si la poésie peut donner un sens supportable à la solitude, si elle peut matérialiser un engagement, alors n'est-elle pas perdue pour tout le monde. Une revue donne sens à la poésie, bien avant l'édition en recueil. Microbe est une revue qui survit dans l'ombre. Lire Microbe demande un effort, une attention. Demandez autour de vous combien ont Microbe dans leur bibliothèque ! Alors on vous prendra pour un fou, un original, et vous ferez rire parce que cela rappellera l'enfance de ceux qui n'ont pas de rêves. Les mots sont notre arme, et la seule arme de Microbe. Pas de théorie, pas de phrases complexes, pas d'analyses maniaques, juste la proximité du texte et l'impression que quelqu'un, quelque part, a voulu nous dire quelque chose. Alors, le sens, tout cela, c'est affaire de chacun, c'est selon ses disponibilités, ses désirs. Microbe existe et c'est déjà quelque chose. Ensuite, qui sait vers quel horizon se propagera la maladie ? Textes de Eric Allard, Pierre Autin-Grenier, Marc Bonetto, Jacques Carrier, Daniel Charneux, Alexandre de Wind, Laurence Emily, Pascal Feyaerts, Joaquim Hock, Frédérick Houdaer, Jean L'Anselme, David Sabini, Bruno Toméra, Alice Van Windekens et Lila Widmer. Dessins de Perlette Adler.
Eric Dejaeger : Launoy 4, (B-) 6230 Pont-à-Celles (Belgique). Textes, renseignements et abonnement : rvmicrobe@yahoo.fr
23:55 Publié dans La revue des revues | Lien permanent | Envoyer cette note