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Mot à Maux - Page 16

  • Parution de Mot à Maux n°7

    Le numéro 7 de la revue Mot à Maux est sorti. Treize auteurs sont au sommaire. Beaucoup d’inédits sont publiés dans ce numéro. Fil rouge de la revue, une réflexion autour de la poésie a été entreprise à travers ces pages. L’esprit est loin de toute chapelle, de toute idéologie, la parole est libre. L’expression, le sens, l’émotion est au cœur de Mot à Maux. L’atmosphère est authentique et cohérente. Les poètes ont livré leur âme. L’esprit Mot à Maux a été respecté et je remercie tous les auteurs pour la qualité de leur production.

    Mot à Maux est une revue qui fait de la résistance. Je ne lance aucun abonnement. Comme il est indiqué dans le « flyer » ci-joint, je demande la participation symbolique de deux timbres postaux, soit 1,90 euro. Le numéro fait 48 pages et coûte en théorie 4 euros. Mais je ne tiens pas à courir à la banque pour encaisser des chèques, ni à tenir des listings !… Et puis, j’ai été traumatisé par la pratique d’un éditeur que je ne nommerai pas, qui a débité certains chèques. Je n’ai jamais revu la couleur de mon argent, passé aux oubliettes. Je ne me sens pas capable de gérer un quelconque abonnement, trop complexe. Ainsi, je ne souhaite recevoir aucun argent de la part des lecteurs de Mot à Maux. En ne demandant qu’une participation aux frais de port, je rends la lecture plus intime. Il n’y aura pas de promotion, de réduction, d’avantages de toutes sortes. Je livrerai les personnes motivées pour lire la revue.

    Confidentielle, cette revue restera artisanale et désespérée ! Je me suis acheté une photocopieuse d’occasion, qui pour l’instant fonctionne bien. Mais je ne peux pas produire des centaines d’exemplaires ! Je produis donc à la demande. Je ne cours pas après les chiffres. Réaliser la revue me permet de m’exprimer et de partager les textes des autres. J’ai aussi l’impression de découvrir de nouveaux auteurs ! Pour ne pas rester isolé totalement, je vais effectuer un service de presse. J’ai développé beaucoup d’affinités depuis ces longues années, et je suis certain que l’on m’aidera à agrandir le cercle des lecteurs. N’hésitez-donc pas à m’écrire (tous les renseignements sont sur le document joint) et à m’envoyer des timbres, façon de participer à l’aventure Mot à Maux.

     

    Commande : Flyermam.pdf

  • Mot à maux numéro 7

    Après onze années de suspension (le dernier numéro est paru en janvier 2007) j’ai décidé de reprendre la publication de la revue Mot à Maux. Beaucoup de nouveautés depuis ce numéro 6. Tant sur le plan éditorial que personnel. En accord avec le service périodique de la BNF, la revue connaîtra donc un septième numéro en septembre 2018 si tout fonctionne bien, et je garderai le titre Mot à Maux. Donc, comme pour le début, je sollicite à nouveau les poètes pour faire vivre la revue, lui donner son sens. « Une revue, un souffle, un cri, un engagement, une respiration... » Mes motivations sont toujours les mêmes : partager l’écrit dans un monde en mal de repères et avide de sens. Faire entendre des voix étouffées par la course sans fin à la consommation. Susciter un débat contradictoire sur la poésie actuelle et la marche de la société. Afin de donner à chacun l’espoir de pouvoir s’exprimer librement et dans la discipline qui nous préoccupe : la poésie. Je publierai ce qui fait sens, ce que le cœur peut entendre, dans les dimensions personnelles et sociales, soucieux de replacer l’individu dans un plus vaste ensemble, allant de la cellule personnelle à la contestation, à la revendication et à la société elle-même. Je cherche des voix susceptibles de prendre en compte le caractère de chacun, son implication dans le monde et le cosmos. Des voix s’élevant entre l’alpha et l’oméga de la parole, entières, concrètes, complètes. Je donnerai donc un large accès aux poètes, mais aussi à la vie éditoriale de cette petite édition pour laquelle j’ai le sentiment de me battre et qui justifie à nouveau tous mes efforts. J’espère que les poètes seront nombreux à me proposer leurs créations. J’ai pour ma part beaucoup d’idées pour reprendre et poursuivre l’aventure Mot à Maux.

    Daniel Brochard

    brochardda85@gmail.com

     

  • Rue de l'Ormeau

    C'est pas humain de vivre et puis de partir comme ça... Il y a des musiques que je n'ai pas entendues. Des concerts auxquels je n'ai pas assisté. J'étais shooté à mort, complètement parti dans les aigus ; les accords, ça me prenait le long de la moelle épinière, ça remontait dans les cervicales, ça se postait en chien fou enragé à l'entrée de ma cervelle. La guitare, je l'ai brûlée avant d'en tirer les premières notes, ça a grillé, ça a cramé partout sur la scène. Alors, les chansons, j'ai dû les oublier en route. J'ai dû flamber mon carnet. Ca a dû se passer comme ça, au coin sombre d'une rue. C'est l'école qui a brûlé, mes cheveux se sont décollés du cerveau. Les piqûres d'acide sulfurique se sont occupées de mes derniers neurones. Ca pédale dans le néant maintenant, ça coule dans les veines par une nuit de pleine lune. Alors, évidemment, il y a du grabuge, il y a du sang sur le macadam, de la cervelle éparpillée dans le caniveau. Il n'y avait pas d'étui pour la guitare. Les partitions devaient y passer aussi. Alors, la dernière note avant l'apocalypse de la basse et le roulement de tambour. C'est vrai, c'est pas humain, mais c'est comme ça. Qui tire les ficelles derrière la scène ? Qui amasse les biffetons ? Un dernier geste. Un dernier cachet de Clozapine. Ok, ça ira. Tu t'allonges dans la tombe. Tu t'étends dans le cimetière. Tranquille. Le soleil est noir toute la journée. La nuit est opaque. La chute est brutale. Les anges et les trompettes. Tu parles ! Je lui foutrais bien un poing dans la gueule. Silence de la voix dorée et rapide comme un éclair. Ca chante. Ca hurle. Ca repart. J'ai bouffé les partitions. J'ai balancé la guitare. J'ai brisé les sunlights. Que dalle. Rien à foutre. Ca me rappelle de bons moments. Ca me rappelle pas mal de trucs, comme la rue de l'Ormeau. Ca me rappelle un concert que je n'ai pas vécu, parce que j'étais parti avant que la nuit ne commence.

    Rue de l’Ormeau est un texte autobiographique rédigé en novembre 2006 et consultable sur le site "Dans les brumes".